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07- MAROC 2022. Au cœur du Haut Atlas.

Nous quittons M’Hamid aux premiers signes d’amélioration de la santé de Thierry pour nous rapprocher de Zagora à 100 km, pourvue en pharmacie. Le lendemain, l’amélioration se confirmant nous décidons de poursuivre notre voyage.

Direction la haute vallée du Dadès.

A nouveau de splendides villages accrochés aux contreforts de la montagne pour ne pas être exposés aux crues de l’oued tout en profitant de l’eau qui permet de produire l’alimentation indispensable. Les cultures sont possibles grâce à un vaste réseau d’irrigation… mais qui s’assèche ces dernières années du fait de manque crucial de pluie. Les habitants de ces villages très reculés sont démunis même si l’électricité parait le plus souvent bien distribué.

Nous constatons aussi la présence d’écoles dans tous les villages, facilement identifiables par leurs couleurs pastelles, avec un ramassage des élèves par minibus. Il semble que la scolarisation soit une priorité des autorités. Malheureusement, des enfants restent encore non scolarisés, livrés à eux même dans la rue et continuent à réclamer bombons et stylos aux touristes !

Après Boulmane Dadès la route RP704 se poursuit un long moment avec quelques trous… jusqu’à Msemsir. Après c’est une piste qui grimpe dans la montage jusqu’à 2800 m en direction du col Tizi-Ouano (31° 57,538 N, -5° 35,615 W) à 2750 m. Le temps se gatte, la fraîcheur est bien présente avec quelques bourrasques chargées de neige. Nous ne traînons donc pas trop au col et redescendons par ce qui s’avère être une belle route toute neuve qui pour l’instant n’est pas utilisée puisque en cul de sac… Retour par les gorges de Torda.

Un méandre du Dadès

Montée au col Ouano
Ces vallée du haut Atlas se situent entre 1500 et 2000 m d’altitude, les température oscillent entre 20/25 ° le jour et 10/15 ° la nuit.

Le célèbre Ksar Aït ben Haddou, (31°02,707 N, -7° 07,862 W) véritable décor de cinéma au sens propre, se trouve dans un très beau cadre. Il est bien restauré grâce à la participation de UNESCO, mais la fréquentation et les nombreux marchands sont à la hauteur de sa renommée ! Oppressants !

Dans un autre style, nous avons préféré la kasbah de Ouarzazate, certes un peu musée mais très sobre et dans laquelle nous pouvons apprécié la décoration des salles intérieures et des patios.

Les jours suivants nous enchaînons les parcours montagneux et vertigineux du Haut-Atlas.

La belle vallée de l’Ounila ( route RP1506) par Anmiter (31° 16,646 N, -7° 09,028 W)

La vallée de l’oued Zat, par Azgour (31° 20,924 N, -7° 30,050 W), une belle gorge très sauvage, peu fréquentée qui s’ouvre à l’approche de la plaine.


Le bas de la vallée de l’oued Zat

La vallée de l’Ourika (RP2017) dont la fraîcheur lui vaut une grande renommée, vantée par le guide du routard, n’est qu’une succession de restaurants et de marchands de souvenirs sur des kilomètres…à croire qu’il n’y est pas allé ! A éviter !

Village typique du Haut Atlas dominant sa palmeraie. Les jardins sont sous le couvert des palmiers. Au dessus de 1500 m les palmiers disparaissent remplacés par des arbres feuillus.
Quelque part dans le Haut Dadès

Le station de ski de Oukaimeden (31° 12,261 N, -7° 51,629 W) permet à 2700 m de profiter des paysages des plus hauts sommets du massif. Nous avons une belle vue sur la chaîne du Toubkal par la route (sans n°) entre Agsarne et Asni.


Aperçu du Toubkal au loin, 4167 m

De toutes ces vallées nous avons préféré la haute vallée du Dadès et la vallée de l’Ounila plus larges plus harmonieuses, sauvages bien que beaucoup habités. Toutes ces petites routes sont maintenant goudronnées même si les trous, l’étroitesse, les gamins ânes et vélos qui surgissent, les virages serrés, réclament de la vigilance.


Culture en terrasse sur la route l’Oukaimeden

Les campings sont ici très rares et nous profitons du fait que certaines auberges mettent à disposition leur parking moyennant une petit contribution de l’ordre de 40 à 50 dh, voire la gratuité si nous prenons le dîner sur place… ce qui nous a permis de goûter parmi les meilleurs tagines et couscous.

Nous traversons le Haut-Atlas du nord au sud par la route RN7 depuis Asni par le Tizi-n-Test. Un très bel itinéraire dans les hautes vallées du Haut-Atlas, mais les 80 km de petites routes de montagne très étroites sont éprouvantes.

La région est la première productrice de « l’or rouge » au Maroc. Il s’achète au gramme mais son parfum est tel que quelques pistils suffisent à embaumer un plat. Le safran est cultivé par les familles sur de petites parcelles bien irriguées dans la vallée du djebel Sioura. Nous le parcourons entre Taliouine, Askououn et Aoulouz.


Culture du safran sur des petites parcelles en bordure du village

Culture en terrasse du safran.
Le mimétisme des villages dans leur environnement. Djebel Sioura
ravitaillement au quotidien.
Les boutiques pour le ravitaillement du quotidien.

A suivre…

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06- MAROC 2022. La vallée du Draa et ses Kasbahs

Quelques infos sur notre quotidien. Nous faisons nos courses dans les toutes petites échoppes et les souks, un peu de viande (essentiellement du poulet et un peu de mouton) et beaucoup de légumes (tomates, carottes et pommes de terre, il y a aussi des courgettes que les marocains cuisinent peu).

VIDEO: cliquez sur la vignette ci-dessous

https://youtu.be/6tDr6x9NSzwhttps://youtu.be/6tDr6x9NSzw

Les fruits, du raisin à foison, des clémentines acides mais très parfumées et en ce moment de délicieuses dates fraiches ! Nous goutons toutes sortes de tagines et peu de couscous car en dehors des restaurants touristiques, celui-ci n’est servi que le vendredi ! Pour la lessive… pas de machine à laver dans les campings donc lessive à la main ! mais le linge sèche en quelques instants. Et le plus souvent des campings faiblement occupés dans des décors superbes !

Nous poursuivons notre visite du sud par la vallée du Draa, les anciens villages et les palmeraies qui devraient être alimentés par l’oued… à sec depuis plusieurs années du fait de la sècheresse qui sévit

Le Ksar Tamnougalt domine le village de Asselim Noufella (30° 40.618 N, -06° 23.798 W).

La vallée compte un grand nombre de Ksour (pluriel de Ksar), villages fortifiés, véritables forteresses parfois, et de kasbahs, grandes maisons où vivent des familles entières. Les plus anciennes sont en ruine, les dernières datant du début 20ème siècles. Elles étaient encore couramment habitées il y a 20 ans et aujourd’hui encore nous voyons des femmes circuler dans les ruelles et entrer dans de modestes habitations. Les hommes eux n’apparaissent pas, sauf aux terrasses des cafés 

Kasbah Qaid Ali 20ème début siécle à Agdz

A noter en particulier, la Kasbah Qaid Ali à quelques kilomètres de Agdz (accès par le camping de la palmeraie, 30° 42.694 N, -06° 26.782 W), construite au début du 20ème siècle. Elle conserve ses décors intérieurs et ses peintures en tadelakt. La kasbah est privée, elle appartient toujours à la même famille, dont le guide, très passionné, est le petit-fils du constructeur de l’édifice.

 Une autre Kasbah plus ancienne, elle date du 17ème s
L’intérieur est très sombre, petites fenêtres à moucharabiehs et puit de lumière qui garde la fraicheur.
Ksar de Oula Atmane, route de la vallée de Draa

Le bout du bout de la route du désert, dans cette région, s’arrête en cul de sac à M’hamid. Nous faisons halte au superbe camping « esprit désert » tenu par Philippe un Français, très attentionné, dans un cadre somptueux entre dunes et palmiers. (29° 49.647 N,  -05° 40.001 W)

Réveil du camping, « esprit désert » à M’Hamid

25 ans après notre première randonnée chamelière, nous renouons avec la sensation de la marche dans le désert et du bivouac à la belle étoile, pour 3 jours en randonnées mixte, marche et dos de dromadaires vers les grandes dunes de l’erg de Chegaga à 50 km, organisé par Philippe.

Départ au bout de route à quelques kilomètres à l’ouest de M,Hamid, cap plein ouest. La marche se déroule entre dunettes et zones plates à presque 5 km/h la vitesse de marche des dromadaires. Pose pique-nique après 17 km ! Comme Alexandrine, Thierry poursuit à dos de dromadaires pour les 12 km qui nous séparent du bivouac… mais peut être que la marche aurait été plus facile car le dromadaire nous secoue dans tous les sens et met à mal nos fessiers.

Le lendemain les grandes dunes sont sous nos yeux en milieu de journée et la fin de l’après midi est mis à profit pour profiter des bonnes heures.

Les ondulations des sommets des dunes, les irisations du sable sont de véritables œuvres d’art. La difficulté de la marche est bien récompensée par le spectacle qui nous est offert.

 Nous en profitons pleinement car les jours suivants seront moins gais car Thierry est victime d’une bonne d’déshydratation, malgré les précautions prises, qui l’obligera à garder le lit 3 jours au retour au camping. Il mettra une bonne semaine pour récupérer sous prescription médicale et un arsenal de médicaments.

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05- MAROC 2022. Le Haut Atlas et les sables du sud.

Nous prenons la route plein sud au plus rapide pour tenter de rattraper le temps perdu.

La traversée du Moyen Atlas au sud de Azrou par la RN13 est somptueuse, la Forêt de Cèdres puis un enchainement de plateaux et de vallées, sont superbes.

Cirque de Jaffar

Notre première étape est le cirque de Jaffar par la route empierrée RP7318: un beau complexe de vallées convergentes peuplées de troupeaux de moutons. (guide Gandini 1 itinéraire J6) 


Puis, nous poursuivons par l’itinéraire du guide Gandini 1, Z4, dans la vallée du ZIZ. Cette ancienne piste est maintenant entièrement revêtue. Comme il n’y a pas de camping alentour nous demandons à l’auberge Palacio par téléphone si nous pouvons être accueillis sur son parking. Pas de problème… si nous pouvons passer le couloir de 2.20 m entre 2 maisons suivi du raidillon à 20% en graviers qui mènent à l’auberge !

Mais de là, quel paysage ! Vue sur le très beau village Berbère Zaouiat Sidi hamza (32° 26.796 N , -04° 43.459 W). Ce village est tellement reculé et pauvre que nous n’aurions pas oser assister au zouk hebdomadaire ni visiter le Ksar, sans l’aide d’un guide local proposé par l’auberge. Le décalage de culture est trop important et ces Berbères très pauvres n’apprécient guère notre présence, sauf quelques femmes très chaleureuses.

Ces femmes Berbères ont insisté pour se faire prendre en photo.
Le Ksar de Zaouiat Sidi hamza présente la particularité d’avoir des rues couvertes.

Dans ces villages sur les rives de l’oued, chaque famille a sa parcelle de terre irriguée, très fertile. Le travail s’y fait encore couramment à la traction animale.

Route vers Merzouga, par la palmeraie que se niche dans les gorges de l’oued Ziz et le village de Aoufous (RN17), grâce à une petite route parallèle qui permet de circuler à l’intérieur de la palmeraie.


Rissani une petite ville vivante, typique du sud entouré par les nombreux ksars que nous découvrons par la petite route touristique (RP7107).


Sur les conseils de Philippe, un Français qui tient un camping à M’Hamid (esprit désert), nous contactons Hrmad pour nous guider à travers le désert entre Merzouga et Zagora. Nous préférons ne pas nous aventurer seuls avec notre gros véhicule sur des pistes dont nous ne connaissons pas l’état. Hrmad nous confirme que nous n’aurions pas pu faire la traversée de l’oued Gheris en fesh-fesh sur plusieurs kilomètres. Vrai ou faux nous ne le saurons pas.

Vue du bivouac sur l’erg Chebbi (dunes de Merzouga)

Bivouac d’un soir


Nous débutons le circuit par le tour de l’erg Chebbi avec bivouac et vue sur les dunes, puis après le contournement de Rissani par la route nous faisons une grande boucle par la piste vers le sud, avec un nouveau bivouac en plein désert. 200 km de pierrailles, de tôle ondulée et de quelques passages sableux franchis sans avoir à sortir la pelle.

Nouveau bivouac

Nous aurons plusieurs fois des visiteurs qui semblent venir de nul part. Hrmad les éconduira fermement.




Dromadaires d’élevage qui semblent totalement libre de leurs déplacements

Ils se rendent au puits quand le besoin s’en fait sentir.
Marabout et cimetière
Les pistes circulent dans les vallées encadrées de djebels.

VIDEO d’ambiance

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A suivre…

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04-Maroc 2022. Réparation

VIDEO

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Visite de la médina de Rabat avant le retour en France

Nouveau test lundi matin après une charge complète de la batterie. Confirmation le chargeur 12V VOTRONIC est HS!

Nous en commandons un le jour même.

Les tests semblent indiquer que la batterie aurait perdu 50% de sa puissance. La technique lithium est récente, et les retours sur la durée de vie en situation ne sont pas encore très fiable. Le technicien ne s’engage pas. La notice de la batterie SUPER B donne 5 à 10 ans de durée de vie, la fourchette est large !  Son état de santé réel sera à vérifier à notre retour. 

En attendant, balade à Biarritz, et dans les environs, visite de l’Hermione qui est en carénage à Bayonne. Les espoirs sont grands mais le cœur n’y est pas.

Le chargeur arrive le jeudi après-midi, je le monte tout de suite et bonne pioche, la charge se fait.

Nous reprenons la route du Maroc vendredi matin, l’esprit plus libre mais sans certitude sur la cause réelle de cette panne.

Plage de Biarritz, les surfeurs sont nombreux mais les grosses vagues ne sont pas au rendez-vous. Au loin le Pays Basque

Bien arrivé à Algéciras, tous voyants au vert ! nous traversons demain matin pour reprendre le voyage là où nous l’avons laissé : sur la route du Haut Atlas.

Un grand merci à tous, amis et famille, pour vos messages de soutien. Une mention spéciale à Francine et Lyonnel pour leur accueil chaleureux et leur assistance technique. Ils nous ont remonté le moral et aussi la charge de la batterie.  

A suivre.

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03 – MAROC 2022. Le Moyen Atlas et les singes Magot

Avant de rejoindre le Moyen Atlas nous faisons une étape à Bahil au sud de Fes (33° 51.134 N, 04° 52.211 W) un village troglodyte haut en couleur dont la spécialité est le façonnage des boutons aux fils, Alexandrine se montre très curieuse de cette technique

Bahil

Le Moyen Atlas est connu pour sa forêt de cèdres majestueux. Elle s’étend sur le relief et les hauts plateaux entre 1500 et 1700 m d’altitude.

Forêt de cèdres

La sécheresse qui perdure depuis 3 ans sans aucune pluie depuis plus d’un an bouleverse le paysage. Tous les lacs qui d’ordinaire sont en eaux, sont là complètement à sec. Les sols sont à nu, les herbages semblent ne plus pouvoir nourrir les animaux, le spectacle est désolant. Le corolaire est que insectes et avifaune sont complètement absents de ces lacs qui devraient accueillir de nombreuses espèces d’oiseaux.

Le lac Afournir, dans le parc naturel d’Ifrane est à sec, il en est de même pour le lac Dayet Aaoua.
La campagne est sèche.

La forêt de cèdres du Moyen-Atlas est peuplée des singes Magot. Un petit singe très sociable ce qui lui vaut d’être exploitée sans retenue par les vendeurs de pommes et de cacahuètes, sur les parkings, à l’intention des touristes pour faire LE selfie du voyage. Toujours ce fameux selfie qui transforme le touriste en collectionneur de sa propre tronche sur les lieux les plus spectaculaires du monde !!!

Cette action est d’autant plus préjudiciable que cette une espèce est en danger et que les cacahuètes ne font pas partie de leur régime.

Plus au cœur de la forêt des cèdres, Nous avons pu observer des bandes de singes sauvages dans leur vie quotidienne. Les interactions entre les individus, l’épouillage, les jeux des jeunes, l’alimentation… autant de scènes émouvantes.

Les problèmes techniques survenus les 2ème et 3ème jour du voyage commencent à nous poser problèmes. La panne de charge de la batterie auxiliaire réduit fortement notre autonomie électrique. Le voyant qui indique un défaut de l’ABS, s’affichant de manière aléatoire, rend le passage en 4×4 impossible et impacte la sécurité. Dans le sud le 4×4 sera indispensable et nous craignons à chaque instant l’immobilisation du véhicule. De ce fait nous tournons en rond entre Meknes et Rabat en attendant l’ouverture d’un garage Mercedes à Rabat après le jour ferier du lundi 10.

 Le seul camping à proximité de Meknes est à une quinzaine de kilomètre, vers Moulay Idris le «camp Zerhoun bellevue» (34° 00.877 N, 05° 33,697W)

Heureusement que l’amabilité et l’hospitalité des Marocains nous met du baume au cœur. Spontanément ils nous souhaitent la bienvenue, nous aborde dans la rue, chef d’entreprise, professeur ou simple passant qui entament la conversation simplement pour le plaisir, sans arrière-pensées mercantiles. Même les commerçants ne sont pas trop pressants avec un mot aimable. « Soyez les bienvenue »

Artisan menuisier

Medina de Meknes

En cette basse saison de nombreux campings sont fermés ou bien n’ont pas résisté à la fermeture due au covid. La plupart des campings indiqués sur OSMAND n’existent plus depuis des années.

Mardi 11 à 9h nous sommes pris en charge par le technicien de Mercedes. Il diagnostique en 10 mn un défaut sur le capteur de la roue ARG. Par chance la pièce est disponible à Casablanca. Elle livrée et montée le mercredi après-midi. Nous reprenons la route sereinement mais le défaut de charge de batterie s’aggrave. Retour au camping le soir au bord de la panne noire, comme notre humeur. Nous sommes obligés de nous brancher au secteur. Notre progression vers le sud n’est pas envisageable, le bivouac sans électricité n’est pas possible, les campings sont rares et le branchement incertain. Nous prenons la douloureuse la décision, après avoir tout tenté, de retourner en France pour se faire dépanner, en espérant de revenir, si c’est possible.

Départ de Rabat jeudi milieu de journée, traversée à Ceuta en soirée, arrivée chez Francine et Lyonel Bouet de CCRSM vendredi soir à Anglet après 1500 km en 1 jour et demi.

Lyonel a fait des recherches de dépanneurs spécialisés et a obtenu un RDV samedi matin !

Les origines potentielles de la panne sont multiples, l’alternateur est mis hors de cause, le chargeur est bien alimenté mais ne délivre pas de courant, la batterie lithium est bel et bien à plat. Nous devons effectuer une recharge maximum à 14.5V durant le week-end et nouveaux tests lundi matin. Les soupçons pèsent de plus en plus vers une défaillance du chargeur 12v.

A suivre

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0-Le Maroc: Prochain départ.

10 septembre 2022

Nous tournons la page des voyages nordiques pour d’autres horizons plus chauds où les courbes des dunes remplaceront les courbes des paysages enneigés.

Vous pouvez retrouver les photos et les récits des voyages précédents dans les onglets « portfolios » et « récits de voyages ».

Nous prévoyons un itinéraire du nord au sud qui passe par le moyen Atlas, la traversée du Haut Atlas plus ou moins rapidement selon le climat avec l’arrivée de l’hiver puis les djebels et les grands ergs du sud. Nous ne nous fixons pas d’objectif de temps et d’itinéraire. L’improvisation, les guides et les road-books de pistes alimenteront notre déambulation au quotidien. Retour en France en décembre. Le Mobilcub restera sur place pour la suite du voyage en 2023.

Rendez-vous fin septembre de l’autre côté de la méditerranée.

Photo d’archive prise en 2014 dans le sud Marocain lors d’une randonnée.

A suivre

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7-La Norvège en hiver. Oslo, terminus du périple

Du 29 mars au 3 avril 2022

Oslo :

C’est lors de notre précédent voyage en Norvège, que nous avions découvert le Sculpteur Gustav VIGLAND. Nous ressentons les mêmes émotions en revoyant ces sculptures de bronze et de granit aux expressions pleines de sensibilité dans les postures et les regards. Elles sont visibles en accès libre dans un parc à l’ouest de Oslo.

Parking 59.9287°N, 10.7064°E

Puis nous passons une journée dans le centre-ville. Il est plaisant pour l’harmonie qui y règne entre la vitalité des grandes villes où se côtoient toutes les activités et la sérénité liée à une circulation routière apaisée et à la tranquillité des piétons. Une très grande partie des véhicules sont électriques et les rues sont donc particulièrement peu bruyantes.

L’architecture du centre est un mélange de bâtiments de style classique et d’édifices contemporains de grande qualité. L’opéra et sa vaste esplanade est l’ouvrage marquant. Son pan incliné en forme de plage et ses façades en verre font un lien entre ville, mer et port. A voir sous le soleil de fin de journée, avec de nombreux promeneurs !

Le troisième jour est consacré à la visite du musée Munch et des peintres surréalistes pour lequel nous consacrons plusieurs heures. A la suite de quoi nous reprenons la route car nous avons réservé le bateau qui nous permet d’atteindre le Danemark puis de faire la route jusqu’à St Fargeau.

Durant ce voyage nous sommes passés des grands froids, la neige, la glace du nord, à l’amorce de printemps des rivages du sud. Un petit regret… ne pas avoir vu les Lofoten sous la neige, mais compensé par des images extraordinaires de mers et de torrents gelées ou le rivage se confond avec les étendues d’eau pétrifiée et de cette multitude de petites maisons colorées ressortant dans la neige. A voir ci-dessous dans la vidéo.

Les routes et les paysages du quotidien en Suède et en Norvège.

Vidéo, cliquez sur la vignette ci-dessous

Fin du voyage

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6-La Norvège en hiver. Le printemps arrive

Du 17 mars au 28 mars 2022

Pour voir la page complète cliquez sur le lien: https://lemobilcub.travel.blog/

Ceci est une vidéo avec un superbe rapace, le Pygargue à queue blanche, que nous avons eu le loisir d’observer à plusieurs reprises ainsi que l’aigle royal.

Cliquez sur la photo ci-dessous

Passage par Harstrad pour voir des amis en transit qui eux aussi viennent voir les aurores. C’est une ville moderne qui ne nous séduit guère.

Nous quittons les Lofoten et poursuivons notre progression vers le sud …et vers le printemps (Le soleil alterne avec la pluie qui alterne avec de bonnes averses de neige) … par la superbe route côtière n° 17: gros détours et petite moyenne le long de la côte très découpée. Nous jouons à « saute-fjords » par bateaux, tunnels et ponts.

L’itinéraire ne correspond pas puisque nous avons longé la côte au plus près, le temps de route encore moins car nous avons mis 6 jours. Au moment où parait cet article, nous sommes à Oslo.

Dès qu’on s’éloigne des côtes, le froid reste vif et lacs et rivières conservent leurs couches de glaces.

Lac gelé. Les traces sont celles de scooters de neige.

Bodo. Un port de commerce très actif avec un quartier résidentiel qui ne manque pas de charme. Nous cherchons en vain un petit restau mais tout est fermé, même les musées. Hors saison le touriste doit faire preuve de ressources.

A l’inverse Mosjoen (dont le « petit futé » dit qu’il n’y a rien à voir !) est un petit bourg très vivant qui vaut le détour. La rue principale est une succession de petites maisons en bois anciennes qui donnent d’un coté sur le fjord et de l’autre sur la rue desservant les commerces et bar / salon de thé. Les habitants s’y retrouvent pour papoter des heures selon le mode de vie Norvégien. Ce sont les lieux de convivialité. Ambiance locale et petites pâtisseries « faites maison » nous conduit à y rester un bon moment. A noter également de nombreuses galeries d’artistes locaux et d’artisanat.

Non, nous n’avons pas pris le café à l’extérieur…
Mais dans ce chaleureux café.

Trondheim. Le soleil joue sur les façades colorées des anciens entrepôts du canal de la Nidelva, au rythme et à l’alignement parfait. Un ensemble très spectaculaire sur 500 m de long. A l’arrière des entrepôts côté rue, les petites maisons en bois de la même époque où se trouvent quelques-uns des bistrots branchés.




Un autre lieu vivant, le quartier Bryggene avec ces grands entrepôts en briques dont les rez-de-chaussée accueillent des restaurants.  En ce samedi les rues et les terrasses sont pleines de monde, les gens profitent de la température printanière.    

le quartier Bryggene et ces anciens entrepôts

A Trondheim, le parking CC est très bien placé 63.437 N, 10.419 E

Les parkings des églises, souvent isolées, sont des endroits que nous recherchons pour y passer la nuit.

L’extrémité d’un fjord, son village et son église au centre du cimetière. Prise de vue aérienne.

La succession de petits ilots entre Karvag et Farstad reliés par de nombreux ponts sinueux font de la belle route 64 un lieu remarquable et inattendu. Puis nous arrivons au superbe petit port de Bud 62.9.4 N 6.910 E, où nous flânons longuement en profitant du soleil.

Nous retrouvons l’équipage Anne et Jean Marc Poirson que nous savions faire un voyage « grand nord » en même temps que nous et avec qui nous échangions des informations. Nos circuits se croisant à Alesund, c’est l’occasion de passer un agréable moment à relater nos expériences et nos aventures sur les routes verglacées.

Cette ville atypique en Norvège a été entièrement reconstruite suite à un incendie dans les années 1905, dans le style rococo-art nouveau de l’époque. Cela lui confère un style très homogène bien différent de la tradition nordique

Notre itinéraire, toujours en zigzag, nous mène, pour changer de décors, vers les glaciers du centre, dans une belle vallée isolée, rte 655 entre Urke et Hellesylt.

Les sommets sont encore bien enneigés alors que les alpages verdissent. Les Norvégiens commencent à sortir dans les jardins, les travaux extérieurs reprennent et ils partent en promenade sur les chemins devenus praticables.

Après le passage du défilé impressionnant de la route 855, puis du vent très fort sur le plateau, nous redescendons dans la vallée pour visiter des églises en bois debout dont nous ne verrons pas les décors intérieurs car elles sont bien évidemment toutes fermées en cette saison !

Cette région du Télémark que nous traversons recel une architecture rurale très spectaculaire avec des constructions en rondins aux formes audacieuses. Ces petits bâtiments à usage essentiellement agricole sont encore très présents dans leurs états d’origine à la campagne.

Puis un dernier détour par la montagne pour voir une ultime fois les paysages enneigés avant de finir notre périple à Oslo où nous restons 2 jours. C’est avec plaisir que nous revoyons les sculptures de Vigeland.

A suivre…

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5-La Norvège en hiver. Les îles Lofoten.

Du 8 mars au 16 mars 2022

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Ceci est une vidéo, cliquez sur la photo ci-dessous

Ce soir 8 mars, nous trouvons un emplacement dégagé. Le ciel est voilé mais oh ! miracle ! il se dégage vers 22h et nous pouvons voir notre 4ème belle aurore… enfin une aurore qui nous satisfait car en la matière nous sommes bon public.

Ceci est une vidéo, cliquez sur la photo ci-dessous

temps réel du déroulement de cette aurore filmée en timlaps environ 30 mn

Il fait enfin beau ! Nous nous fixons de gagner l’extrémité sud en direct et de prendre notre temps pour le retour. Mais on ne se refait pas, le temps ensoleillé nous offre de multiples occasions de photos et à chaque fois c’est un arrêt plus ou moins long. Nous mettrons 4 jours pour atteindre Å, nom du petit port à l’extrême sud du chapelet d’îles.

C’est grand les Lofoten ! Un ensemble montagneux de 200 km de long mais que de détours. Entre Narvik, à la base de la presqu’île et l’extrémité, nous avons parcouru 400 km !

Nous entamons ce périple avec la neige qui tapisse encore la campagne et les sommets. Puis, avec le dégel nous retrouvons, soulagés, le bitume, après 1500 km de routes enneigées, mais aussi à regret car à 5°, 6° la neige fond au fur et à mesure que nous nous avançons vers le sud, jusqu’à ne plus en avoir autour de nous. Déçus, nous ne verrons pas les petits ports dans les paysages enneigés.

La tempête succède au beau temps. Pluie et vent accélèrent la fonte, la montagne perd son manteau blanc.

Les charmants petits ports de Å et de Nusjord sont en fait des villages musées dont les rorbuers, ces cabanes de pêcheurs, sont transformés en hôtel. Cela n’enlève rien à la beauté des lieux mais l’absence de bateaux et d’activités les rendent un peu artificiels.

A
Nusfjord
Nusfjord

Nous avons préféré les ports de Henningsvaer, Reine entre autres, dans de superbes sites sur des ilots, où il y a une réelle activité de pêche qui anime les villages dont des rorbuers sont moins proprets mais plus vivants

Henningsvaer
Reine

Les côtes extrêmement découpées jouent à cache-cache avec les fjords et les sommets abruptes. A chaque échappée du regard une nouvelle perspective plus spectaculaire.

La côte sud montagneuse et escarpée contraste avec la côte nord plus plate où apparaissent çà et là des plages sauvages et des prairies entre les falaises. Le site de la petite église solitaire de Flakstard (68.10577° N 13.30769° E) en est un exemple.

La saison de pêche est au maximum. Les bateaux de pêche côtière sont de petites tailles et les séchoirs à morues se remplissent pour profiter du vent pour faire sécher le « stockfish ».

Les Lofoten sont vraiment un endroit où les paysages sont saisissants.

Après un semaine passée aux Lofoten, retour progressif vers le «continent». Traversé en bac vers les îles de Vesteralen entre Fiskebol et Melbu. Ces îles sont tout aussi montagneuses et les paysages des sommets magnifiques.

En route, un élan nous observe…

Le beau temps est revenu avec en corolaire le spectacle d’une éventuelle aurore boréale mais ce soir les prévisions sont très moyennes. Nous stationnons sur un petit parking d’une toute petite route de l’île de Hadseloya, bien orienté au nord sans éclairage artificiel. De 20h à 00h30 un spectacle continue. Faible au début puis de plus en plus intense entre NE et NO, avec des formes très variable puis en un instant le grand jeu, tout le ciel s’embrase, sur 180°, d’Est en Ouest jusqu’au zenith. Incroyable, l’excitation est à son comble, la température des capteurs des appareils photo aussi, le 20mm ne suffit pas pour tout capter. Le bouquet qui n’est pas final aura duré à peine un quart d’heure mais quelle émotion. S’ensuivent d’autres belles figures mais moins intenses. Fin de l’aurore vers 00h30.  Dodo à 1h les yeux « au vert ».

Pour un début, c’est pas mal.
Coté Est.
coté ouest
Au zénith….

A suivre….

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4-La Norvège en hiver. Les Fjords sous la neige.

7 mars 2022

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Après l’épisode de sol gelé, l’intendance, le sauna, visite de Tromso qualifiée de ville la plus septentrionale du monde. Il est vrai qu’elle se trouve à plus de 69° nord, bien au-delà du cercle polaire qui lui est à environ 66° N. Nous sommes plus près du pôle nord que de Paris !

Le centre-ville est très animé. Quelques belles maisons en bois lui donnent un cachet tout comme le quartier du port où subsistent quelques vieux entrepôts. 



La « cathédrale arctique » d’architecture contemporaine est belle bien que très en retrait de celle de Rekjavik qui est de la même époque et également en béton.
La visite du musée Polaire est intéressante mais s’y côtoient pèle mêle, les héros Norvégien des expéditions polaires, la culture Sami et la faune de ces régions.  Le musée de l’université (hors centre-ville) est plus moderne avec une salle interactive consacrée à la géologie et une autre plus classique sur la culture Sami. Y sont expliquées la lutte de ce peuple pour sa reconnaissance et les oppressions dont ils ont fait l’objet jusqu’à encore très récemment. Médiocre Fish and Ships au restaurant le Dragoy sur le port, que nous ne recommandons pas.
2ème nuit à Tromso mais cette fois sur un parking tranquille dans la banlieue. 69.64713 N, 19.90172 E
Le redoux et la pluie perdurent mais nous poursuivons quand même notre lente progression vers le sud.
Première étape, le village de Sammaroy sur sa presqu’ile, un peu décevant par rapport à la lecture des guides. Les constructions des résidences secondaires défigurent le site.

En soirée route 862, le ciel est partiellement couvert mais nous pouvons quand même voir une nouvelle aurore boréale, assez faible, mais les nuages apportent des nuances de couleurs intéressantes. Le bleu qui apparait en bas sur toutes les photos des deux appareils photo est d’origine inconnue.

Les possibilités de bivouac sont très réduites et ce soir là nous trouvons un petit parking dans un village où deux cars scolaires attendent leurs tournées. Nous y sommes bien au calme, sous une forte chute de neige.  69.38954 N 18.98645 E

Direction Finnesnes pour accéder à l’île de Senja avec une alternance de pluie et de neige car le redoux s’installe.

Les routes suivent les contours des côtes très découpées des fjords. Malgré le temps couvert nous nous régalons des paysages. La progression sur ces routes verglacées est très lente, 40, 50 à 60 km/h tout au plus pour assurer la sécurité. Les routes secondaires peu fréquentées et la vitesse réduite nous permettent de nous arrêter fréquemment pour profiter des paysages. 


Pose à Gibostad au café « House of Senja » un sympathique café avec délicieuses pâtisseries maison et magasin d’artisans régionaux réunis. Accueil chaleureux de la patronne à la blondeur très « Norvégienne ».   

Les paysages de montagne de l’île de Senja sont vertigineux, les falaises plongent à la verticale dans les fjords.   

Beau bivouac sur le parking CC à l’extrémité de Mefjordvaer, face au large. 69.52148 N, 1743916 E

La route traverse fréquemment une zone montagneuse entre 2 fjords. La température baisse, la neige est plus blanche, la route aussi…

Après une journée au temps maussade, nous arrivons à Sorreisa et avons un court moment une petite zone de ciel dégagé vers 20h. Cela nous permet de voir une aurore boréale pendant un quart d’heure avant que les nuages ne reprennent le dessus. Dommage car c’est une soirée avec une très forte activité, nous sommes bien placés, nous aurions pu en voir de très belles.

Chaque soir nous recherchons un site bien placé, dégagé sans pollution lumineuse mais malheureusement de jour en jour les nuages nous masquent le ciel, pourtant les aurores boréales sont là comme en témoigne l’application « aurora forecast ».

Les fjords se succèdent dans notre progression vers le sud.

Avec un temps dégagé pour la première fois depuis 10 jours que nous sommes en Norvège, nous faisons route vers les Lofoten. La route E10 serpente en fond de vallées et traverse les montagnes enneigées qui nous entoure par de longs tunnels.

Le bivouac que nous pratiquons depuis le départ semble difficile aux Lofoten. Nous sommes ce soir dans un camping très bien situé mais à 30 € la nuit…

Nos forfaits téléphoniques et internet qui doivent nous permettre de rester en communication et de réaliser ce blog se sont mis en débits réduits ce qui limite nos publications pour les jours à venir. Ce soir nous sommes au camping avec la wifi. Bug, pannes ou simplement limitations de communication des opérateurs alors que nous n’avons pas consommés nos forfaits, nous ne savons pas précisément quelle est la cause.

A suivre.