6 – Vers l’Asie centrale, en Ouzbékistan.

Du 13 au 21 mai 2026,  Temps beau et chaud (très chaud) 25-38°, altitude entre 200 et 400 m,  9000 km parcourus

Nous nous présentons au poste frontière de Kaplanbek entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. 41,45630 –  69,20685 A la différence d’autres postes frontières, celui-ci n’accueille pas les poids lourds. Pas de files interminables de centaines de camions qui attendent des jours. Il est réservé aux piétons et véhicules légers. La rue qui fait face à la douane est fermée par une barrière. Nous nous interrogeons… Des « facilitateurs » nous tombent dessus et nous proposent de nous indiquer le passage pour 200 $. Mort de rire ! Puis le prix descend à 100 puis 50 $. Des uniformes qui passent par là nous indiquent par un geste du bras la direction. Demi-tour. Après quelques hésitations d’une rue à l’autre, nous trouvons le passage assez étroit et à l’écart entre les maisons, sous les branches basses, avec des angles de rues à l’équerre. C’est volontairement que l’accès est rendu difficile pour empêcher les véhicules qui dépassent le gabarit d’une voiture. Un haut camping-car ou sur châssis long aura quelques difficultés. En 2 heures après la collecte de tous les tampons qui vont bien (3 au total) tout est réglé sans facilitateurs et nous voici en Ouzbékistan.

Nous avons fait 1000 km depuis Aktiobé et le niveau de liquide de refroidissement a baissé au mini, il y a des traces de coulures. GRRR
Direction au Mercedes de Tashkent. Une grosse concession qui nous rassure. En 5 minutes le verdict tombe. La pompe neuve fuit. GRRR. On nous annonce 3 ou 4 semaines pour faire venir d’Allemagne la pièce d’origine GRRRRR.
Mais il y a peut-être une solution !!!!! après quelques coups de fil, le chef d’atelier en déniche une « made in Germany ». Remontage, 4 heures plus tard c’est reparti avec le sourire. Coût du dépannage 250 € GRRRRRRR.
Recontacté, le garage de Aktiobé, nous dit ne pas garantir la fiabilité du matériel Chinois, GRRRRRRRRRR.
Mercedes à Tashkent (ça peut servir) 41,22895  69,20473

Tashkent,  la capitale

C’est l’ambiance d’une grande ville moderne, des avenues ultra larges, comme dans toutes les ex villes soviétiques, très propre, très verte, très arborée, les parcs sont abondamment arrosés. A l’opposé, le quartier du bazar évoque le Maghreb avec les épices, les fruits et légumes, les commerces de toutes sortes, les déballages de lunettes, de chaussettes, de tissus multicolores et les femmes en foulard…

Le métro, également de l’époque soviétique, est fonctionnel et très économique avec des stations au décor  d’inspiration timouride. Nous l’empruntons abondamment tout comme les bus pour une somme dérisoire afin de visiter  les quelques bâtiments historiques, avant goût de ce que l’on va voir par la suite.

La vie nocturne se concentre au grand parc central Magic City, mi centre commercial, mi parc d’agrément, lieu de promenade des familles, où le château nous rappelle quelque chose….

Samarkand, ville mythique des routes de la soie.

C’est le choc monumental ! à l’échelle de ces constructions extraordinaires. On en prend plein la vue. Madrasas, mosquées, mausolées. Autant de réalisations que l’on doit à Timur dit Tamerlan qui a fait au XIV, de Samarkand sa capitale, la vitrine de son pouvoir et de sa richesse.

Ce conquérant, despote brutal et sanguinaire a mené des campagnes dans toute l’Asie centrale. Qualifié aujourd’hui de génocidaire avec à son passif de 17 millions de victimes (estimation, source wikipedia) du fait des razzias et des  massacres des populations des villes conquises. Et combien de prisonniers rendus à l’état d’esclave pour construire ces merveilles !
Il reste que nous sommes ébahis. Les faïences de façades, les modénatures, les torsades, les peintures et dorures dans le style Timouride quand à cette époque du moyen-age, en Europe nous construisions les cathédrales.

En soirée la grande esplanade est un lieu de rassemblement pour profiter de la douceur du soir face à l’ensemble du des trois madrasas (le registant) merveilleusement illuminés.

Bukhara, ville sainte.

Nous retrouvons une quantité impressionnante de madrasas et minarets. Ces écoles qui se comptent par dizaines ne sont pas uniquement religieuses. Chaque école a sa spécialité ; Mathématique, géométrie, astronomie, philosophie, calligraphie etc.  Toutes tentent de rivaliser en beauté avec Samarkand, mais la marche est haute. Nous la visitons par un temps maussade qui ne met pas en valeur ses grandes richesses en particulier la charmante petite place Lyabi Hauz traversée par un cours d’eau.  

Avec quelques voyageurs de CCRSM actuellement dans les environs, nous nous retrouvons pour une soirée bien sympathique nous permettant d’échanger nos impressions et nos informations avant que chacun ne reparte pour suivre sa route.

Khiva, ville close.

Khiva se situe à 500 km de Bukhara. Nous choisissons d’y faire l’aller-retour en train. Exotisme assuré !

Les trains de l’époque soviétique ne sont plus vraiment au standard moderne de confort ! Ce ne sont que des couchettes, de nuit comme de jour. Nous restons assis 6 h sur les couchettes plates avec un reste de mousse bien dure et sans dossier. Beaucoup de passagers somnolent calmement, la faible climatisation cédant le pas à une forte chaleur. 

Khiva à l’intérieur des remparts est une jolie petite ville bien que un peu « musée ». Il est proposé un ticket (pour une vingtaine d’euros) permettant de visiter les principaux sites de la ville… mais nombres d’entre-eux sont « extra-ticket ». Toutefois, ce billet est indispensable pour voir l’intérieur des édifices  (accueillant souvent un petit musée thématique) et surtout deux édifices (la mosquée juma masjid et le harem) qui valent à eux seuls largement le ticket.

Pour les lève-tôt, la ville à 7h du matin est d’une grande sérénité quand les commerçants n’ont pas encore déballé leurs étalages qui dissimulent parfois un peu les bâtiments

Toutes ces villes ont  toutes été construites à partir du XV s car Gengis Kan, un autre envahisseur sanguinaire, les a rasées pendant son règne au XIV s.

A suivre au Tadjikistan sur la route du Pamir.

6 réflexions sur “6 – Vers l’Asie centrale, en Ouzbékistan.

  1. Avatar de kryptonitefading57759a4384 kryptonitefading57759a4384

    Merci Alexandrine et Thierry de nous faire partager ce voyage, il reste pour nous un rêve inaccessible… Profitez bien On vous embrasse Annie et Bernard

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  2. Avatar de Inconnu Anonyme

    Bonjour

    Je vois que vous êtes fait plaisir du point de vue photographique !

    Impossible de rester insensible devant ces merveilles architecturales (même si au bout d’un certain temps nous avons fini par saturer)

    Bonne suite vers les sommets

    Jean-Marc

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  3. Avatar de Inconnu Anonyme

    hello les baroudeur ! Que de merveilles !

    mais si je comprends bien,les chèques de 300 voir 400€ au retour de chaque voyage,c’était pas seulement pour nous ! En tout cas ça nous a dégoûté du camping car.Bonne route,a +

    Alain et Agnès

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