Du 23 au 31 mai 2026, Temps pluvieux puis beau dans le Pamir, températures variables de o° la nuit à 30° le jour, altitude entre 1000 et 4700 m, 10300 km parcourus dont 1300 au Tadjikistan.


Frontière Ouzbékistan, Tadjikistan. Comme toujours un jeu de piste entre bureaux et guichets, un tampon oublié et il faut refaire le circuit…Heureusement, c’est plutôt dans la bonne humeur et un gradé Tadjik nous a pris en main pour obtenir le bon tampon sur le bon document.
Premier contact à Panjakent. Monnaie Tadjik à l’un des nombreux distributeurs, achat carte sim car l’abonnement international free ne couvre pas le Tadjikistan. Un petit tour au marché avec les premiers sourires Tadjik.



Douchambé la capitale, est une ville très moderne au centre luxueux où le pouvoir s’exprime à grand renfort de bâtiments imposants et sculptures monumentales. Ici comme ailleurs dans le pays le président Rakhmon au pouvoir depuis 1992 s’affiche en grand sur tous les murs des villes et villages.







Départ de Douchambé vers l’est sur une route réalisée par les Chinois, presque achevée jusqu’à Kulob. Rapidement ensuite,
aux abords de la montagne la route se détériore au point de devoir slalomer entre les zones les plus dégradées. Nous abordons les gorges de la rivière Panj qui constitue la frontière entre le Tadjikistan et l’Afghanistan . La gorge est tellement étroite que par endroits nous entendons les gens parler et les enfants jouer de l’autre coté… coté Taliban. C’est impressionnant de savoir qu’un tel régime se trouve à un jet de pierre. Très impressionnantes aussi les parois à pics au-dessus de nos têtes.



Et la route qui est de plus en plus défoncée. De bitume avec trous elle passe à trous avec un peu de bitume puis intégralement en piste. Sur de longs tronçons à 10 à l’heure nous devons à nouveau zigzaguer et franchir les fondrières.
Par endroit la route est complètement ravagées par les nombreux poids-lourds chinois qui l’empruntent et qu’il faut croiser... Un camping car à faible garde au sol et avec porte à faux aurait certainement bien des difficultés. Nous subissons ce régime jusqu’un peu après Khorog par un col à 4300 et 20 km avant Murghab, par la M41 soit plus de 300 km.



Le paysage est beau lorsque les gorges s’ouvrent un peu le long de la rivière ponctué de villages entourés de jardins. Mais il est très impressionnant lorsque les montagnes se referment ne laissant qu’une petite place pour la route en surplomb de la rivière, entourée de sommets à 5000 m.





La deuxième partie après Murghab est tout autre. La route est praticable, le paysage s’ouvre sur de grandes plaines entourées de sommets enneigés. Au fond des vallées, des zones humides et des lacs offrent tout une palette de couleurs où paissent les yacks.
Nous passons 2 jours entre 3000 et 4700 m d’altitude.





vidéo



Le passage de la frontière à Kyzyl-art à 4300 m, coté kirgiz réputée difficile, se déroule sans problème en 20 minutes. Par contre, le no-man’s land nord est particulièrement périlleux. La piste entièrement en terre est raide et en lacets, sillonnées de profondes ornières favorisant l’enlisement lors d‘épisodes pluvieux . Heureusement pour nous il fait sec et beau. A ne surtout pas emprunter sous la pluie !

Le Pamir entre mythe et réalité vu par Alexandrine
Il y a quelques mois j’ai rédigé un article pour la revue de CCRSM expliquant que nous devions être capable de dire quand le voyage n’avait pas été un plaisir…
La route du Pamir débutant par une piste avec moult trous et franchissements et des camions arrivant en face…, j’avoue que les yeux rivés sur ce qui se passe devant le capot, je n’ai pas goûté le site, d’autant que je n’affectionne guère la montagne qui enferme et n’apprécie pas la présence des talibans à quelques dizaines de mètres sur l’autre rive.

Après deux jours de route stressante, nous arrivons à Khorog, une petite ville agréable, mais où il est vain de chercher un petit resto sympa et où il nous a fallu batailler pour obtenir la « registration » obligatoire si on reste plus de 10 jours au Tadjikistan et au rythme où nous nous déplaçons …..
Enfin, nous flirtons avec les 3500 à 4700 m d’altitude et négocions donc le mal de tête à l’aspirine et une forte poussée de tension! Donc dès le lendemain il faut repartir à l’aube pour redescendre au plus vite, attendre dans le village de Murghab, assez glauque, pour faire le plein de gazole et repartir.

Heureusement, il y a enfin cette route (oui !!! une route) vers la frontière nord, qui est magnifique entre prairies, monts enneigés et lacs encore partiellement gelés, où nous observons yacks et marmottes dans un paysage de rêve.




Et il y a aussi les contacts humains. Quelques bonnes dames avec qui nous avons fait des affaires… des jeunes filles qui nous ont abordés dans un square, des écoliers qui prennent la pose, une étudiante qui fait la timide mais qui se prête volontiers à l’objectif, un berger qui se détourne de son chemin pour venir nous voir. Et tant de signes de sympathie même si nous constatons un peu plus de retenue qu’au Kazakhstan et en Ouzbékistan.
Dans tout ces pays en stan l’étranger n’est pas vu comme un intrus mais comme un invité.







Le Kirghistan à venir dans le prochain épisode le confirmera. A suivre.
Merci pour ce partage de paysages grandioses.
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Bonjour, et félicitations aux valeureux camping-caristes qui affrontent des pistes … aussi trouées.
Photos qui font rêver, mais on apprécie de les déguster biens assis dans un fauteuil, sans avoir le mal à la tête dû aux X-mille mètres d’altitude.
Dans les Andes, on peut (légalement) mâcher de la Coca. Et dans les pays en Stan, qu’est-ce qui remplace ?
Bien amicalement, et bonne suite à vous. Louis-Henri C.
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Ça c’est de l’aventure Passionnant merci de nous faire profiter Quand est-ce que l’on vous revoit?
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Merci pour ce récit passionnant agrémenté de magnifiques photos. Nous découvrons grâce à vous des terres, des civilisations même, que nous ne connaissons absolument pas. Superbe ! Bonne continuation. Claudette et Dominique
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et en plus, il y a de la neige !
il ne fait pas trop froid ?
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Encore merci pour votre récit détaillé qui aidera tout qui voudrait emprunter ces routes.
J’apprécie aussi les commentaires d’Alexandrine, qui en montre les aspects moins agréable, ponctuant des aspects non négligeables.
Continuez à faire bonne route !
Frédérique
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On a hâte 🥰
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