3.Vers l’Asie centrale. Traversée de la Grèce et de la Turquie


Du 19 au 28 avril 2026, Igoumenitsa (Grèce), Batoumi (Géorgie) beau temps 10 à 20°, km 4000.


Merci à tous pour vos messages de sympathie et d’encouragement pour ce long périple.


Notre objectif n’étant pas de visiter la Grèce, on taille la route sur les 800 km qui séparent le port d’Igouménitsa à la frontière turque. La douane Grecque se passe sans difficulté, mais il n’en va pas de même coté turc. Les douaniers nous réclament « la carte verte » de l’assurance. Nous avons beau leur expliquer que celle-ci n’a plus court en France et leur présenter l’attestation qui est censée la remplacer, rédigée en Français et Anglais, le douanier à ses habitudes! Il nous refuse le document sans le regarder, garde nos passeports ; il veut la « green card ». Idem pour Hubert. Devant notre insistance, de guerre las, il finit par nous laisser passer sans trop regarder nos documents, notre bonne mine ayant plaidé pour nous. Les institutions françaises ont-elle pensé à cette situation avant de supprimer ce sésame international ?

En traversant les villages Turques.


Avant le départ nous faisons contrôler le Cub et notamment la direction car de très légers petits claquements sont intrigants. Le mécanicien n’ayant rien trouvé, nous le mettons sur l’imagination et l’obsession du p’tit bruit. Que nenni ! Progressivement les claquements se précisent surtout après les 200 km de route Napoléon. A Nice, passage chez Mercedes. Le mécano le constate effectivement mais déclare que c’est un début d’usure du pignon de direction sans conséquence et que nous pouvons poursuivre notre voyage vers la Mongolie… Bien contents mais pas totalement rassurés. Fatalement lesaquements se précisent et se ressentent désormais dans les pédales à chaque rotation du volant. Re Mercedes, cette fois à Ankara, garage dont nous connaissons le sérieux, mais craignant une immobilisation le temps de faire venir un pièce vitale du diable Vauvert. Après quelques tours de parking et des palabres Franco-anglo-turcs, à 5 mécanos autour du camion, le nez sous le capot et sous le tableau de bord, ils indiquent qu’il faut graisser la mécanique. Peut-être… L’un d’eux arrive avec une petit bombe d’huile fait quelques pshitt, pshitt sous le tableau de bord. Miracle plus de claquements ! C’était simplement le cardan de la colonne de direction qui avait besoin d’une bonne dose de lubrifiant. Soulagés !!!

En traversant les villages Turques.


Le cœur léger nous poursuivons vers Sivas, une ville intéressante avec ses deux caravansérails et une medersa. Les bâtiments subsistent avec de belles portes sculptées. Après la nourriture de l’esprit passons à la nourriture terrestre avec notre premier et fameux Iskender, un plat traditionnel Turc fait de viande de doner sur du pain, arrosé d’une bonne couche de sauce tomate, accompagné d’une louche de yaourt et de quelques crudités. Excellent !


Une matinée d’observation d’oiseaux au bord du lac Tödürge où nous avons bivouaqué nous offre une belle récolte : Héron Pourpré, Crabier chevelu, Busard des roseaux, Tadorne de Casarca, Huppe Fasciée, Tarin des aulne, Pouillot véloce, Bergeronnette citrine et quelques autres non identifiés avec certitude.
Route E88 entre Sivas et Zata, 38,87292 N, 37,60915 E

Héron Pourpré
Crabier chevelu
Bergeronnette citrine
Tarin des prés
Pouillot véloce avec sa mouche.


Après la traversée des hauts plateaux Anatoliens par des cols à 2100 m totalement enneigés, nous regagnons la côte de la mer noir à Trabzon. Le centre ville est un dédale de ruelles et de petits commerces. Il semble que la population de toute la région converge vers ces quartiers commerçants pour s’y approvisionner en toutes sortes de produits. Nous faisons le plein de nourriture : fraises à 2€ le Kg, poisson, pâtisseries orientales, tomates, poireaux,….


Nous retrouvons Hubert près de Rize et bivouaquons sur un parking de bord de mer, tranquille, à Cayeli
41,08727, 40,71883°.


Le passage de la frontière entre la Turquie et la Géorgie se passe très bien en 1h, la faible affluence de véhicules de tourisme aide sûrement à la décontraction des douaniers.



Arrivée en Géorgie, première étape : Batumi. Le contraste entre les quartiers populaires
et le centre ville aux maisons de la belle époque est saisissant. C’est la deuxième ville de Géorgie et la première station balnéaire.
La richesse se montre avec ostentation : Voitures de luxe, grands hôtels et appartements dans les buildings rutilants cohabitent avec les immeubles décatis d’habitat populaire. La visite est néanmoins plaisante entre quartiers anciens, squares et quartiers neufs à l’architecture contemporaine aux lignes ambitieuses.


Là encore, le parking pour CC où nous avions dormi en 2024 n’existe plus. C’est un chantier pour un immeuble de luxe. Nous trouvons néanmoins un autre parking gardé très calme en plein centre au pied des tours, qui nous permet de profiter de « Batumi by night ».
41,64310, 41,61588.


La sculpture mobile de Ali et Nino est mondialement connue. Il faut dire quelle est très spectaculaire. En s’entremêlant, elle évoque les amours perturbées de Ali un garçon Azerbaïdjanais et Nino une Géorgienne, séparés lors des invasions soviétiques. Elle est l’œuvre de l’artiste Géorgien Tamara Kvesitadze réalisée en 2007.


La sensualité exprimée est bien plus forte que celle de nos malheureux mariés qui semblent un peu figés.


A suivre, pour les premières impressions en Russie.

Une réflexion sur “3.Vers l’Asie centrale. Traversée de la Grèce et de la Turquie

  1. Avatar de heroicf5955d1ff7 heroicf5955d1ff7

    Merci pour ce récit détaillé et fort intéressant, accompagné de si belles photos et vidéos pour étayer. Bonne continuation en attendant vos bons baisers de Russie. Profitez bien. Claudette et Dominique

    J’aime

Laisser un commentaire