6 – Premières découvertes du Sénégal

Super, au lieu des 48h classiques pour aller faire valider le carnet ATA du véhicule à Dakar, à 250 km de là, le douanier nous octroie 5 jours, cela va nous donner la possibilité de flâner un peu et visiter Saint-Louis. En fait nous ne ferons que la survoler car il n’y a plus aucune possibilité de campement à moins de 30 km au sud. Nous la visiterons donc au retour.

Après une nuit dans un parking de campement luxueux et cher, nous arrivons dans le Gambiol, sur la langue de Barbarie, paradis des oiseaux. Une journée au campement zebrabar 15.86426 N, 16.51215 W est consacré à l’intendance, l’observation ornithologique et une petite pause avant la route vers Dakar.

Le Milan noir nous accompagne au quotidien le long de la côte. Le poisson constitue la base de son alimentation comme en témoigne sa prise.

Elle est bien dépaysante avec la vie remuante sur les trottoirs… mais aussi sur la chaussée ! Nous découvrons les élégantes sénégalaises en boubou colorée qui donne envie de ramener des monceaux de tissus.

Première tâche, traverser Dakar avec ses embouteillages monstres pour aller faire valider le carnet ATA à la douane. Du point de vue administratif tout se passe bien (Il faut se doter de photocopies des passeports et de la carte grise) Attention, nouvelle adresse : Bd du centenaire de la commune de Dakar 14.69535 N, 17.43685 W.

Retour au campement du cercle de voile (sale et en grand désordre, tout y est cassé) c’est la seule solution pour dormir dans un lieu sécurisé car il est impossible de se garer dans le centre de Dakar. Les anciens lieux répertoriés ne sont plus praticables.

La plage de l’île de Gorée au centre du village.

Le lendemain, nous prenons donc un de ces taxis jaunes et noirs (dont on se demande comment ils peuvent encore rouler !) pour aller à l’embarcadère de l’ile de Gorée où se trouve une part de l’histoire l’esclavage mais aussi les riches maisons de villégiature plus récentes.

Elle est pleine de charme car à la fois touristique et habitée. Nous flânons dans les ruelles où les belles maisons coloniales un peu décrépies s’insèrent parmi d’autres habitations beaucoup plus pauvres.

Nous consacrons le troisième jour aux musées de Dakar. Le musée de la femme pour Alexandrine, très intéressant bien que vieillot, (avec un parking gardé à recommander pour le stationnement nocturne des CC 14.69196 N, 17.47492 W) puis le musée de la civilisation noire que nous ne verrons pas car le président sénégalais y était en visite et a omis de nous inviter, puis le musée Théodore Monod, franchement décevant et la gare qui date des années 30.

Nous quittons Dakar en longeant la côte nord avec un passage obligé par l’immense « monument de la renaissance Africaine » qui a un petit air stalinien.

Au lac rose non loin de Dakar, nous passons un petit moment avec Alionne Faye qui fait du maraîchage à quelques mètres du lac salée en puisant l’eau douce dans un puits à ciel ouvert de 4 m de profondeur.

Le lac redevient progressivement rose car le niveau d’eau eau remonte, la salinité augmente et le rose réapparait.

Une mare proche du lac montre bien le phénomène de la teinte rose du à des algues.

Nous visitons ensuite le monastère de Keur Moussa intéressant pour sa fabrique de Cora, un grand instrument de musique doté de 21 à 30 cordes et d’une calebasse, que nous y irons écouter lors d’un des nombreux offices quotidiens réunissant la trentaine de moines. Le son de l’instrument est très agréable et les musiques bien que mélodieuses ne font pas preuve d’un rythme effréné.

l’intérieur de l’église du monastère qui date des années 60.

C’est à Thies que nous faisons le ravitaillement (enfin toute proportion gardée ! En fait un poulet entier…) avant d’aller au très intéressant village des artisans qui travaillent devant nous le bois, le tissu, la sculpture, le cuir, la ferronnerie, l’argent…. 14.79199 N, 16.93827 W

Coté alimentation, il ne faut guère compter trouver de la viande ou du poisson bien frais. Les fruits et légumes (choux, carottes, pomme-de-terre, tomates orange et bananes) s’achètent dans les marchés tenus par les femmes. Le reste se trouve (ou pas…) dans les minuscules épiceries.

Une nouvelle halte à Zebrabar, nous permet de retrouver quelques voyageurs de nos connaissances dont Jacques et Nicole Guilmet, qui nous proposent de venir avec leurs amis pour partager une pirogue dans le Djoudj… mais cela c’est pour le prochain épisode… à suivre

Calao de Kemp
pêcheur de la langue de Barbarie

10 réflexions sur “6 – Premières découvertes du Sénégal

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Nous ne connaissons pas cette région, à part un arrêt du cargo à Dakar de retour d’amsud et l’incontournable île de Gorée.

    C’est très différent de nos voyages plutôt vers l’est et nous apprécions beaucoup ce partage.

    Bonne continuation.

    Bises à vous deux.

    Annie.

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  2. Avatar de Inconnu Anonyme

    Keur Moussa n’a pas changé. Les offices sont superbes. On a le disque si tu veux faire un montage vidéo Alexandrine. Vous n’avez pas fait la maison aux esclaves sur Gorée ? Et l’île aux coquillages toutes blanches ?

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    1. Bonjour, Merci pour ton message, les photos et vidéos étant interdites pendant les offices nous n’avons pas d’images, nous ne ferons donc pas de montage, Merci pour ta proposition. Si nous sommes allés à la maison des esclaves et l’île aux coquillages fait partie des destinations a venir.

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  3. Avatar de Inconnu Anonyme

    Quel magnifique pays (j’ai eu l’occasion d’y aller une fois mais je n’ai pas vu grand-chose car on était à l’hôtel, c’était pour un séminaire que j’organisais pour mon travail), et merci de nous faire vivre cette belle expérience!

    bonne continuation,

    amitiés, Julia

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  4. Avatar de Inconnu Anonyme

    Bonjour, et merci pour ces photos & explications, … qui nous aide à supporter le temps gris un peu trop fréquent à Paris en ce moment.
    Bonne suite à vous. Louis-Henri COUTEAUD

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