12 – Au pied du mont Ararat


Nous voici arrivés dans des régions plus clémentes coté température ! Elle n’excède plus les 30° et nous en profitons donc pour passer une petite journée tranquille face au lac de Van dans une « aire de pique-nique et baignade » proche de Tatvan (200TL soit environ 4€), mais guère plus propre que d’habitude. Tatvan camp 38,52868 N, 42,31456 E

Apprentissage du métier de berger sur la rive du lac Van. La ville de Tatvan en arrière plan.


Notre nouveau bivouac nature au nord du lac van, nous oblige à bagarrer avec des nuées de moucherons qui s’incrustent partout, passent au travers des moustiquaires et des bouches d’aération. Nous grignotons dans le noir pour limiter l’invasion, remettant au lendemain le nettoyage du cub ! 38,95910 N, 43,61,190 E

Puis route vers le cratère de Nemrut-Dagi au nord du lac Van. Absolument superbe ! Un peu de touristes turques dans l’après midi autour du lac principal, mais le matin et le soir le site est désert… enfin… pas tout à fait puisque les ours rodent, nous avons durant la nuit une visite inattendue, captée par notre caméra infra-rouge que nous installons lorsque nous bivouaquons en pleine nature. Il a été très discret, nous n’avons rien entendu et dormis comme des loirs ! 28,63140 N 42,23917 E

Vidéo: cliquez sur la vignette ci-dessous

L’ours sauvage celui ci est passé à 2 m du CC sur ce bivouac.
2 aspects du même cratère en 2 lieux différents.
Une mimine d’une bonne vingtaine de centimètres.
Un jeune ours très attiré par les poubelles du parking.


Nous quittons un peu à regret ce site exceptionnel par la piste est, mais il nous reste tant de choses à voir !

Sortie du cratère par l’est.


Après un arrêt pour visiter une charmante petite mosquée qui n’est pas sur les guides, nos étapes suivantes sont consacrées au patrimoine moyenâgeux: tout d’abord le cimetière de Ahlat dont les milliers de tombes Seljuk datant d’après le XI siècle, sont éparpillées un site immense. 38,74265 N, 42,45917 E .


Séance photo de mariage dans un jardin public, le couple accepte de bonne grâce que nous les photographions.


La route nous porte ensuite encore un peu plus vers l’est pour visiter le palais de Dogubayazit, remarquable tant de par son site que du point de vue de son architecture, reflet de son multiculturalisme Ottoman, SeJuk et Arménien.


Puis nous passons la nuit au pied d’un lieu mythique, le mont Ararat, non loin des frontières Arménienne et Iranienne, au milieu des bergers et des fermiers kurdes qui ramassent les foins.

L’élevage est très important dans cette région de pâturage. Au fond le mont Ararat.


En empruntant une petite route vers Digor, qui devient vite une piste, un trou au milieu de la voie, dans un village, nous oblige à faire demi-tour. Nous sommes l’attraction. Les habitants viennent nous renseigner puis très vite nous invite à boire le thé. Toute la famille et progressivement les voisins de ce village qui ne compte qu’une vingtaine de personnes, se rassemblent. Grace à google-traduct nous échangeons quelques infos sur nos modes de vie respectifs. Ici, seuls les hommes et les invités sont assis à la table, mais les femmes restent présentes et participent.


Dans ces plaines immenses que nous traversons, qui n’ont rien à envier à la Beauce, la moisson bat sont plein avec de nombreux troupeaux de vaches ou de moutons. Le cheval a toujours sa place.


Arrivés en fin de journée au site de Ani, nous nous installons sur le parking pour profiter tôt le lendemain, de la lumière du matin. Mais l’armée vient nous déloger et nous sommes obligés de dormir dans une station service glauque, à plus de 10km. Il faut dire que le site est sur la frontière arménienne…


La visite du site, chrétien à l’origine, qui date du Xème siècle plusieurs fois ravagé par les invasions successives et les tremblements de terre, nous laisse dubitatif tant il est dégradé du fait d’une absence de gestion. 40,50816 N, 43,57257 E


Kars est une ville très vivante, avec beaucoup de jeunes, où la religion semble laisser plus de liberté aux femmes. Ce qui n’empêche pas la présence de nombreuses mosquées dont la plus grande, au centre ville, d’une architecture lumineuse, très contemporaine. Une autre plus ancienne en basalte qui a la particularité d’accueillir les 3 religions monothéiste de la région avec 3 portes, une porte orthodoxe, une porte chrétienne et une porte musulmane.

Plus au nord, le ravissant lac de Cildir, perdu dans un paysage sauvage et verdoyant, à 2000 m d’altitude a des allures de lac Écossais. C’est aussi un repère ornithologique et une étape sur la route migratoire du Pélican blanc qui nous survole pendant notre pique-nique.

paysage vallonné et vert de cette région.

Nous passons un agréable moment sur cette route du bout du monde avec un couple de motards Avignonnais qui taille la route entre deux visites et bivouaquent en pleine nature en direction de la Géorgie.

En sillonnant par les petites routes et les pistes agricoles cette région de hauts plateaux à 2000 m d’altitude le long de la frontière Arménienne, nous traversons bon nombre de villages, aux habitations très pauvres et rudimentaires, dont l’élevage semble la principale activité. Les troupeaux de vaches moutons et oies déambulent tranquillement sur les routes et chemins.

Les oies sont présentes dans toutes les cours de fermes avec les autres animaux de la basse cour.

Nous poursuivons vers le nord en longeant la frontière Arménienne.

7 réflexions sur “12 – Au pied du mont Ararat

    1. Avatar de Inconnu Anonyme

      On se régale à lire votre récit de voyage et voir les photos. L »homme qu’a vu l’homme,qu’a vu l’Ours…Quelle belle rencontre ! Continuez à nous enchanter ! Bonne route Alain et Agnès

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  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    bonsoir Alexandrine et Thierry

    Merci pour vos belles photos et les commentaires très intéressants.

    Nous avions visité cette région pour nous diriger vers la Syrie à l’époque…

    bonne suite de voyage

    amicalement Marcel et Yveline

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