11 – Au cœur de la Turquie.


Notre première étape est à Sofranbolu, superbe ville de style Ottoman. Cette ville de marchands tire sa richesse de sa situation sur la route de la soie, comme en témoigne son architecture dont le caravansérail, transformé en bar à douceurs. Maisons blanches à plusieurs niveaux, façades à encorbellement et petites fenêtres en bois sombre.

Caravansérail de Sofranbolu


Certes la ville est très touristique mais sa situation au creux d’une vallée encaissée et ses vieux quartiers valent bien d’y passer quelques heures. Dans une ruelle, une charmante vieille dame nous sert un café turc dans un rutilant service. Malgré la pression touristique, les turques sont toujours aussi accueillants.


Sur la route nous stationnons pour la nuit à Korgum, sur un petit parking à proximité du commissariat de police. Inévitablement un policier nous rend visite pour nous demander ce que nous faisons là. Une fois expliqué, il nous souhaite la bienvenue et assure sa protection. Un quart d’heure plus tard il revient pour nous inviter à partager le thé accompagné d’une tranche de cake
maison, dans leurs bureaux. Il sont tous trois très conviviaux et nous bavardons pendant une bonne heure. Et pour finir l’inévitable selfie devant l’enseigne du commissariat.

Puis, nous visitons le site antique très ancien à Hattusa situé sur les hauts plateaux à 1200 m d’altitude, capitale du peuple Hittite qui occupait la région entre l’Anatolie et l’Irak de -2000 à -1000. Cette gigantesque ville de bâtisseurs était entourée de plus de 6 km de rempart intégrant palais et temples. Il faut un peu d’imagination mais l’ampleur du site et les vestiges donnent une idée de l’importance de la ville. 


Nuit gratuite pour le prix d’un dîner pris au « camp Hitit nature park » près de Hattusa. Le nom de camping est un peu excessif car il n’y a pas d’eau courante et les sanitaires sont plus que rudimentaires mais l’accueil est sympathique et le dîner très bon.
40,02646 N, 34,62791 E

Paysage des hauts plateaux.
La moisson bat son plein.
Un curieux cimetière situé à des dizaines de kilomètres de tout village.
Retour à Malatya après nos déboires de mars et le retour forcé, bien décidés cette fois à visiter la ville. Mais de nombreux bâtiments touchés par le tremblement de terre de février 2023 ont été démolis. La ville ressemble à un immense damier avec de très nombreux vides correspondant à des bâtiments isolés mais aussi à des quartiers entiers; plus de bazar, plus de marché aux abricots, spécialité locale, le musée ethnographique et le musée de Battalgazi sont fermés pour travaux... Désolation devant la perte de ce patrimoine culturel. Les commerces des immeubles démolis sont installés dans des bungalows en bord de boulevard et à la sortie de la ville des camps de milliers de bungalows abritent les sinistrés. Ouf ! l’extraordinaire musée des appareils photos a été épargné et vaut vraiment la visite.

 Nuit dans un jardin public où les CC sont acceptés. Désert en mars, ce soir il est fréquenté par des centaines de turques qui viennent prendre le frais en famille jusque tard dans la nuit. Nous nous sommes mis à l’écart et les familles ne sont pas trop bruyantes, nuit tranquille. 
Sur la route de Battalgazi 38,36833 N, 38,36968 E.  
paysage des zones montagneuses de l’Anatolie.
A l’écart de la ville, le site de Arslantep, date de la première moitié du millénaire avant notre ère. Il ouvre au public les vestiges d’une ville, d’un palais et du premier centre administratif organisé connu de cette époque. Les vestiges de la ville en terre ne sont pas très spectaculaires. Visite libre.
Belle barbe !
En route, alors que nous étions sur un parking en train de prendre notre café, une voiture s’arrête à notre hauteur pour vérifier que nous n’avons pas de problème puis après quelques échanges nous invitent à déjeuner. Nous passons un bon moment avec une partie de leur famille et goûtons une grande diversité de plats !
Nous nous rendons ensuite au site Nemrut Dagi. En -31 de notre ère, au sommet d’une montagne isolée à 2150 m d’altitude des monts du Taurus, un petit roi mégalo, très pieu, Antiochos 1er souverain d’un petit état qui nous était jusqu’alors méconnu, la Commagène, a fait ériger un gigantesque tumulus artificiel de 50 m de haut et 150 m de diamètre pour sa sépulture. Sur 2  terrasses accolées au tumulus des méga-sculptures représentent des dieux aux cotés du roi, de la reine et d’animaux protecteurs. Les têtes finement sculptées sont tombées suite à des tremblements de terre. 
La visite de la terrasse ouest au coucher du soleil est considéré comme le must mais la fréquentation est à la hauteur de la réputation. Nous avons dormi sur le parking et refait la visite le matin avec pour nous tout seul, le roi, les divinités, au centre du monde !

Bivouac libre sur le parking de l’accueil avec l’accord du gardien. Vue exceptionnelle. 37,96999N, 38,72938 E


Accès possible à Nemrut Dagi depuis Malatya par une spectaculaire petite route perdue dans la montagne. Elle figure sur OSMAND mais pas sur les navigateurs, ou bien en faisant le grand tour plus long de 150 km. Ensuite l'accès au site se fait par une route en bon état mais très raide. Elle passe par le pont romain à Burmapinar 37,93274 N, 38,60858 E, et le château médiéval à Eski Kahata, qui valent vraiment le coup d’œil.
Pont romain de Burmapinar.
Il fait trop chaud pour envisager la grimpette jusqu’au château, nous préférons profiter du site avec un café turc depuis la terrasse.
Sur la route du lac Van, pose à Diyarbakir. La ville n’est pas mentionnée dans les guides et pourtant le centre est très vivant avec un superbe caravansérail qui accueil un bar au frais et est entouré d’un souk traditionnel.
Un porteur d’eau cherche un client au milieu du bar, à moins qu’il profite de l’ombre, dans les rues il fait plus de 40 °
Tout aussi frais, un très beau restaurant, très chic, très bon, sous une coupole impressionnante au prix très raisonnable 750 Lt environ 22 € pour 2 ! c’est le Firin-ci :  37,91349 N, 40,23676 E. 
Dans cette région sud la température de 40 ° le jour et 30 à 33° la nuit, nous oblige à organiser nos journées différemment, visite le matin, route aux heures chaudes, ou pose à l’ombre. Le soir veillée toutes fenêtres ouvertes. Ensuite nous rejoindrons la région est du lac Van beaucoup plus fraîche. 


6 réflexions sur “11 – Au cœur de la Turquie.

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Salut les Baroudeurs !
    Et bien, ce sont encore de fabuleuses découvertes et de bien belles rencontres que vous êtes amenés à vivre. Merci de nous les faire partager !
    Nous vous embrassons bien fort.
    Bérengère et Daniel

    J’aime

  2. Avatar de alainlicard alainlicard

    Salut les baroudeurs.je ne sais pas comment répondre j’espère que mon message vous parviendra. Je suis admiratif de votre voyage qui se passe très bien.Vous êtes accueillis partout bras ouverts.Pas de problèmes matériels apparemment. Avec notre camping cub😉 nous nous contentons des Alpes et passent un agréable séjour Bonne continuation. Bien amicalement Agnès et Alain

    J’aime

    1. Bonjour Alain, je te réponds sur le site du blog, je ne sais pas si tu as une notification de la réponse.
      Merci pour ton commentaire, nous faisons un beau voyage mais le plus important est de prendre la route pour voir de nouveaux horizons même s’ils sont a quelles centaines de kilomètres.
      Amitiés

      J’aime

  3. Avatar de Inconnu Anonyme

    Bonjours les « mobils cubeurs » 😂que de bons souvenirs, suite a notre passage avec quelques mois d’écart, des paysages différents avec la neige et sans neige, continuez à bien profiter les tropiqueurs

    J’aime

  4. Avatar de Inconnu Anonyme

    Bonjour les voyageurs,

    Nouveau départ qui a l’air d’être le bon et tant mieux.

    La Turquie réserve toujours de belles visites et des découvertes.

    On prend des notes pour une prochaine fois…

    Bonne route. Bises.

    Annie.

    J’aime

Répondre à Thierry et Alexandrine Annuler la réponse.