04- Caucase 2024. Turquie, côte ouest – sites antiques suite…

31 janvier 3800 km.

Au départ de Pergame (Bergama), nous nous dirigeons vers Izmir par une petite route de crête qui serpente au gré du relief, surplombant pâturages et oliveraies, entre Kasikçi et Bahçedere.

A Izmir, il nous faut changer la courroie accessoire du mobilcub. Elle commence à siffler lorsque nous roulons dans l’eau, signe qu’elle est arrivée en fin de vie. A 120 000 km, c’est normal.

L’application « I OVER LANDER » indique un bon garage. Mais comme tous ceux des quartiers de réparateurs (les SANAYI) on y accède par des ruelles bondées, bordées de petits bâtiments inadaptés à nos camions. Dans ce dédale de boyaux, nous circulons au centimètre près ! Le premier indiqué par l’appli, nous dit qu’il n’est pas possible de rentrer notre véhicule dans son atelier et nous envoie à son voisin, … qui n’a pas le temps et nous indique un troisième… que nous n’avons jamais trouvé.

Le soir arrivant, nous décidons d’aller le lendemain chez Mercedes craignant que de toute façon, ces petits mécanos bien que très aimables risquaient de ne pas avoir la pièce en stock. Or, Izmir est une méga-ville, la circulation y est très difficile et ce n’est pas un endroit rêvé pour y passer le week-end. Le lendemain vendredi, MB prend en charge le mobilcub immédiatement et fait le remplacement de la courroie dans la mâtinée. Nous y sommes très bien reçus par le personnel prévenant et invités à déjeuner à leur cantine où nous avons mangé un très bon iskender.

Bivouac sur la plage de Zeytinköy en sable dur 37,9810 N, 27,24783 E

Le soir même en allant bivouaquer sur la plage, les flaques d’eau du chemin d’accès, longues comme des piscines, confirment que nous avons bien fait de changer la courroie, qui ne crie plus !

15 ans après notre première visite, nous redécouvrons la ville antique d’Éphèse qui est toujours aussi impressionnante.

Au cœur de la ville même, nous conseillons vivement la visite des « maisons en terrasses » un quartier d’habitations de riches Romains, véritable Pompéi mis à jour et désormais ouvert à la visite, révélant des trésors de luxe à la Romaine. Nous sommes notamment surpris de constater que, déjà, les murs étaient peints avec une extrême finesse.

Fresque découverte en l’état.

Le beau musée moderne de Éphèse situé dans la ville voisine Selçuk expose les plus belles pièces découvertes à Éphèse. Bien que moins encensé que celui de Troie, il nous a paru bien plus varié, attrayant et intéressant.

Artémis Déesse de la nature sauvage et des accouchements.

Nous passons ensuite à la nourriture du corps au grand marché de Selçuk qui se tient le samedi toute la journée.

Les choux sont énormes mais très doux.

Depuis notre arrivée en Turquie, le soleil d’hiver nous accompagne, certes un peu frais et parfois venteux mais il nous offre de belles lumières.

Vidéo: cliquez sur la vignette ci-dessous.

Bivouacs au bord du lac Bafa à Kapikiri avec la lumière d’hiver.

Nous allons ensuite à Sirince vanté par le guide du routard comme étant un super joli village Grec sur les hauteurs où traditionnellement y sont cultivés la vigne pour le vin et l’olivier. Mais nous constatons qu’aujourd’hui il cultive surtout les touristes avec des dizaines de restaurants et magasins de souvenirs… ! Malgré tout en cherchant bien on peut y trouver un intérêt architectural et des perspectives sans commerce.

La péninsule de Dilek est une chaîne de montagne de 1200 m qui s’avance dans la mer. C’est aussi un parc naturel et une base militaire…Nous avions projeté d’y faire une balade dans un canyon, mais le temps froid 4°, couvert et très venteux nous en dissuade.

La côte sud est plus accueillante. Pour le coup, nous apprécions particulièrement le village en partie abandonné de Doganbey beaucoup plus authentique. Quelques maisons sont magnifiquement restaurées et le minaret se dresse rutilant au milieu des murs effondrés. Hors saison le village est désert, le vent souffle très fort, heureusement que le soleil y apporte un peu de chaleur.

La cote de la mer Égée étant décevante car quasiment urbanisée sans interruption et sans grand charme, nous quittons le bord de mer, vers le lac de Bafa, renommé pour sa richesse ornithologique. En principe flamants et pélicans… mais à part quelques foulques, aigrettes et cormorans pygmées c’est le grand désert !

Par contre, au petit village de Kapikiri, les pêcheurs en ramènent de gros mulets et les femmes y pratiquent une forme de dentelle à perles qui ourle des foulards et elles se prêtent au jeu des photos avec bonne humeur.

D’une façon générale, l’accueil des Turcs est toujours bienveillant même sympathique, un signe, un bonjour, un sourire, ils cultivent l’art de l’hospitalité.

Bodrum, est le St Tropez de la côte Égéenne. Une station balnéaire super chicos, super clean, où des yachts pullulent avec quand même quelques ruelles sympathiques, ne boudons notre plaisir nous avons apprécié y flâner sous un soleil printanier.

A suivre vers l’est…

10 réflexions sur “04- Caucase 2024. Turquie, côte ouest – sites antiques suite…

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Bonjour,
    Très beau commentaire et surtout très belles photos.
    Nous sommes chez Mercedes pour un problème de bruit arrière qui, à priori, Gisèle et moi sommes les seuls à entendre…

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  2. Avatar de Inconnu Anonyme

    bonjour Gérard et Gisèle

    En dehors de sa « valise » Mercedes a oublié de faire marcher son intelligence et ses sens, nous avons aussi un petit claquement dans la suspension au croisement de pont, même léger, que je suis le seul a entendre, et un voyant ABS qui s’allume et s’éteint par intermittence que MB n’explique pas car la valise est aveugle.

    bon voyage et prenez soin de vous

    on vous embrasse

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  3. Avatar de Inconnu Anonyme

    Effectivement un grand voyage est souvent jonché de petits problèmes qui se règlent avec du temps et de l’argent. Les turcs sont effectivement très accueillants quand on arrive à dialoguer.

    La côte sud recèle aussi de belle découvertes.

    Bonne continuation.

    Jean Pierre

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