NAMIBIE,

compte rendu de voyage

novembre 2018

Ce voyage a été conçu pour passer un maximum de temps en safari individuel. Couple de photographe et vidéaste, nous passons beaucoup de temps s le terrain, toujours à attendre la meilleure opportunité. Nous ne sommes pas adeptes du 4×4 pur, mais le 4×4 voire les vitesses courtes, ont souvent été enclenchées. L’immensité des sites, notre solitude et la panne qui nous a cloués 2 jours sans bouger en début de séjour ont un peu refroidi notre velléité de parcours techniques et nous nous sommes donc limités aux pistes C et D. Étant hors saison, il nous est souvent arrivés pendant des heures de conduite sur les pistes secondaires, de faire des centaines de kilomètres sans rencontrer âme qui vive.

Nous arrivons à WINDOECK en milieu de journée, vol avec ETHIOPIAN AIR LINE, sans problème, bon service à bord.

Nous prenons possession de la voiture équipée pour le camping avec tente de toit, chez NAMVIC. Ils nous présentent en détail les équipements et leurs fonctionnements dont le téléphone satélite et le câble qui nous serviront bien par la suite…. En route vers le premier camp, le volant à droite et la conduite à gauche demandent un peu de concentration, heureusement que les Namibiens sont plutôt cool sur la route.

Première nuit à URBAN CAMP, un camp très agréable mais il est nécessaire de réserver, les places sont comptées. Il y a un service de restauration sur place, bien utile pour le premier jour, et la cuisine est locale.

Le lendemain, ravitaillement et plein de carburant.

Routes et pistes vers la réserve privée de ERINDI entre OKAHANDJA et OTJIWARONGO sur la D2414. C’est une petite réserve très agréable et sauvage, nous y sommes quasiment seuls, c’est la basse saison. Nous y voyons nos premiers éléphants, rhinocéros, chacals, une parade d’autruches et toute la faune d’herbivores


Nous y restons 2 jours en safari. Nuit à ELEPHAN CAMP, très bien avec sanitaires privatifs.

Routes et pistes vers le parc de WATERBERG. Il est situé sur un plateau accessible uniquement en game drive (avec chauffeur guide) dont la réservation est à faire au WATERBERG REST CAMP (le camp est très moyen). L’accès au site et la montée sur le plateau sont superbes au lever du jour. La végétation est très dense, ce qui réduit l’intérêt du safari car nous ne voyons pas beaucoup d’animaux bien que nous soyons encore une fois, les seuls dans le parc. Heureusement que les observatoires aux points d’eau sont très bien situés car il nous ont permis de voir certaines espèces que nous n’avons pas ou peu observés ailleurs. Élans du Cap, Buffles et autres variétés plus courantes.

Pistes vers NAMTONI CAMP (très moyen) et le parc D’ETOSHA .

Nous avions pris soin de réserver les camps dans le parc d’Etosha, plusieurs mois à l’avance, car pour pouvoir partir en safari au lever du jour il faut être logés dans le parc. Les portes des camps s’ouvrent vers 6h alors que le parc ouvre plus tard. Compte tenu de la chaleur, les animaux sont visibles avant 10h et après 16h. Le reste du temps, ils sont immobiles, à l’ombre t même les points d’eau alors sont peu fréquentés. Par ailleurs, certains camps sont petits et lorsqu’il sont complets, vous n’êtes pas acceptés en surnombre. Une installation par emplacement, pas plus ! Même en basse saison, certains camps étaient presque pleins.

Dans ETOSHA, les animaux sont très dispersés, il faut battre la campagne (… ou plutôt la brousse…) et emprunter toutes les pistes divergentes pour les voir et ils sont bien sûr le plus souvent aux points d’eau. Nous avons eu droit à une très belle scène de 5 ou 6 lions et lionnes qui digéraient une jeune girafe, sous une très belle lumière du matin. Une heure plus tard, ils avaient disparu dans la brousse.

Nous avons vu à peu près toute la faune de la région carnivore et herbivore, à l’exception du léopard et du guépard.

3 jours de safari : nuits à NAMUTONI, à HALALI où il y a un beau point d’eau dans lequel viennent s’abreuver des éléphants par dizaines et OLIFANTSRUS le plus agréable des trois. Un lion nous y a fait une sérénade une partie de la nuit à quelques dizaines de mètres de la tente mais heureusement, derrière la clôture.

Nous poursuivons le safari et sortons à l’ouest à Galton gate.

Il est à noter que les drones sont soumis à une autorisation délivrée par l’aviation civile Namibienne. Nous avons fait la démarche plusieurs semaines avant le départ, pour être en règle. A défaut, il pourrait être confisqué à n’importe quel moment et notamment à l’entrée sur le territoire. De plus, son usage est strictement interdit dans les parcs. A l’entrée d’Etosha, le policier demande à tous les touristes s’ils ont un drone. J’ai sorti le mien avec l’autorisation officielle. Il a posé un scellé sur la boite du drone de telle sorte qu’il ne puisse pas être utilisé. Et à la sortie, 5 jours plus tard, le scellé à été enlevé par le policier, tout ça dans la bonne humeur.

Pistes vers OPUVO, toujours à l’affût des animaux dont les oiseaux. Les arrêts sont fréquents parfois, pour une nouvelle espèce que nous prenons le temps d’observer, souvent pour une espèce connue, peu visible dans la végétation ou trop loin. Les jumelles et les téléobjectifs sont toujours à portée de main. Les paysages sont moins arides, plus boisés. Il y a plus de population qui vit ici, dans des cases en tôles ou terre, avec quelques chèvres.

Notre intention initiale était de nous enfoncer dans le nord, le pays Imba, une zone très sauvage. Mais la panne en pleine brousse, quelques jours plus tôt et le temps perdu ont un peu modéré nos envies de terre sauvage.

OPUVO en pays Imba. Nous les croisons en ville, dans leur tenue traditionnelle, sac de supermarché et téléphone à la main. Nous ne les prendrons pas en photos, nous nous sentirions voyeurs. La chaleur est accablante. Nombreux arrêts en route pour photographier les paysages.

Tous les camps indiqués sur la carte et les guides au sud de OPUVO sont soit introuvables, soit fermés, soit sur des pistes très difficiles pour l’heure tardive. Nous décidons de poursuivre vers SESFONTEIN, le paysage de la piste C43 est superbe mais nous n’en profitons pas beaucoup car le soleil descend et nous ne souhaitons pas rouler de nuit. Nous arrivons malgré tout à SESFONTEIN de nuit. La piste sablonneuse n’est pas bien délimitée sur les bas cotés et il est difficile de là suivre à la lumière des phares. Le camp est là mais fermé, de toute façon pas très accueillant. Nous décidons d’aller au lodge. Il est installé dans un ancien fort. Magnifique, très bon dîner.

Traversée d’un magnifique relief vers PALMWANG par une superbe piste en direction de TWYFELFONTEIN. Nuit au ABA HUAB CAMP, dans un très beau site.

Visite de PETRIFIED FOREST, le déplacement de ces arbres par une crue sur des centaines de kilomètres, il y a 260 millions d’années, est un phénomène très impressionnant.

Pistes en direction de BRANDBERG, ce gigantesque cône qui se dresse en plaine est spectaculaire. La visite du site de peintures rupestres de la dame blanche ne peut se faire l’après midi en raison de la chaleur. Nous revenons le lendemain à 8h pour partir en premier.

Nuit au très beau camp de WHITE LADY.

Ces gravures de personnages et d’animaux stylisés sont très artistiques. Retour à 10h, il fait déjà au moins 35°.

Nous contournons le BRANDBERG par la D2342 au sud et ouest dans un paysage minéral désolé avec en fond, la silhouette du Brandberg. 4 h de piste assez lente sans voir ni homme ni bête… le bout du monde.

Un fois la D2303 rejointe en direction de la mer, c’est une longue descente de 60 km en ligne droite qui nous fait perdre 1000m d’altitude et 30° de température. Nous arrivons au bord de l’Atlantique dans la brume, avec 10°.

Au CAP CROSS, le spectacle de ces milliers d’otaries venues mettre bas est impressionnant. Nous marchons sur une passerelle à quelques mètres d’eux et des nouveaux nés qui n’ont parfois que quelques minutes de vie, et d’autres morts, abandonnés ou écrasés par les adultes.

Nuit au camps du Cap Cross, dîner au restaurant du lodge qui sert de fabuleux plateaux de « sea food », un plat où sont mélangés fruits de mer dont des huîtres locales, crustacés et poissons cuits de différentes façons, fris ou pochés. A recommander.

Détour par le SPITZKOPPE, un très beau massif aux couleurs rouges orangés. La chaleur est trop accablante pour que nous puissions y faire une randonnée, mais le paysage vaut le détour.

WALIS BAY . Une ville balnéaire aux magnifiques villas mais surtout avec une exceptionnelle colonie de flamands roses présents là, à nos pieds, au bord du quai. Même pas besoin de téléobjectif pour faire des plans d’ensemble.

Dîner au Raft pour un nouveau plat de sea food, différent mais tout aussi remarquable.

Nuit au camp du centre ville calme et d’une remarquable propreté.

Nous traversons de très belles zones montagneuses en directions de SESRIEM pour voir les fameuses dunes et le site de SOSSUSVLEI. Nous y arrivons en milieu de journée mais un fort vent de sable ne nous permet pas de sortir les appareils photos. Le site est saisissant. Nous y revenons le lendemain matin. Nous sortons du camp avant le lever du jour pour être sur place avant l’arrivée des touristes dont la plupart font d’abord l’ascension des dunes à pieds. Ceci nous laisse une bonne heure, seuls au milieu de cette forêt d’arbres secs. Un site magique très photogénique.

Le séjour touche à sa fin, retour vers WINDOECK par la route avec une étape dans le superbe KALAHARI LODGE, (il faut réserver car peu de chambres et souvent complet).

Dernier safari dans la DAN VILJOEN RESERVE, près de Windoeck.

Bilan du séjour, 3 semaines de rêve, un pays sans difficulté et une grande envie d’y retourner.

4000 km, dont 90 % de pistes, un complément de carburant tous les 500 km, le deuxième réservoir, bien que pas ou peu entamé, est indispensable car au cas où une station serait à sec, il faut pouvoir rejoindre la suivante à parfois plusieurs centaines de kilomètres. Les camps sont globalement tout à fait acceptables, souvent propres, bien équipés et agréables.

Pour voir plus de photos vous pouvez visiter le portfolio sur ce blog.

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