L’arrivée au Djoudj par la piste Est depuis Ross Béthio nous met dans l’ambiance avec un vaste milieu humide, des bassins çà et là et beaucoup d’oiseaux. Nous arrivons à l’hôtel du Djoudj qui accueillait aussi les CC… fermé ! Il y a 2 ans il était encore ouvert tout comme le camp Njagabaar non loin, tous deux désormais à l’abandon comme de nombreux établissements touristiques du Sénégal. Nous bivouaquons sur le parking de l’hôtel avec nos amis.
Le Djoudj est un parc national d’oiseaux situé le long du fleuve Sénégal dans une zone humide, il est constitué principalement de marécages et de quelques petites zones de plaines au-dessus du niveau d’eau. La réserve est remplie d’eau l’hiver, puis les vannes étant fermées il se vide par évaporation pendant la période sèche, l’amplitude du niveau d’eau est de l’ordre de 2 m.
Notre guide Mamadou Vieux, ami de Jacques et expert ornithologue nous accueille chaleureusement. Il nous accompagnera deux jours durant, à bord des pirogues et à terre

Il nous amène voir des espèces locales que nous n’avons pas ou peu l’occasion de voir en Europe. La liste est longue mais parmi nos amis, certains seraient curieux d’observer: le Pélican blanc par milliers, le flamant rose, la spatule blanche, le Cormoran Africain, la Talève d’Afrique, le Balbuzard pêcheur, le Pygargue Vocifère, le Martin pêcheur pie, le Anhinga d’Afrique (oiseau serpent), le Tantale Ibis, le Canard à bosse, le Dendrocygne veuf rassemblé en nuée par centaines de milliers, le Jacana à poitrine rose, l’Aigrette Ardoisée, l’Aigrette des récifs, le Guêpier vert, un crocodile, un varan, un chacal, la cache et les traces d’un python parti en balade qui nous a laissé sa mue. Et je dois en oublier ! Tous photographiés même si ne sont présentés ici que quelques spécimens.












A notre demande le deuxième jour en privée il nous a permis d’observer des espèces très rares : le petit rapace l’Elanion blanc et l’Oedicnème du Sénégal. Plus incroyable encore car quasiment invisible sans l’œil exercé de Mamadou, le petit Engoulevent à longue queue, très furtif et au mimétisme impressionnant.




Nous confirmons Mamadou Vieux est un expert ; il a d’ailleurs participé à la rédaction du guide ornitho du Sénégal. Vieuxmamadou28@yahoo.fr, 0221 77 118 83 27 par whatsapp.
Nous poursuivons notre voyage le long du fleuve Sénégal qui fait la frontière avec la Mauritanie.

Mais nous sommes confrontés à la fermeture de nombreux sites, campements ou hôtels qui accueillaient il y a peu encore les voyageurs véhiculés. Les responsables rencontrés constatent une forte baisse du tourisme et de nombreuses annulations depuis un an. Le ravitaillement est aussi compliqué. Nous trouvons partout des oranges et bananes, des pommes de terre et oignons, mais pour le reste pas ou peu de légumes, ni viande ni poisson frais car pas de frigo, peu de produits sanitaires. De surcroit la vie est relativement chère et le bakchich fonctionne à plein !

Nous traversons des paysages de plaines en sable dur parsemées d’arbres où les villages çà et là sont très rudimentaires. Les seules activités apparentes sont l’élevage, de fait nous croisons de nombreux troupeaux et le maraichage, le long du fleuve où la vie locale est intense. Pêche, transbordement des personnes d’une rive à l’autre avec une douane sommaire, lessive, toilette des petits et des grands, des chevaux et des mobylettes. Les photos sont rares car trop intrusives, elles provoquent de forts mécontentements dans la population très démunie. Parfois la photo est consentie quand le contact est établi.



Richard-Toll, une ville industrielle tout en longueur, très pauvre.
A Dagama et plus encore à Podor sur les quais en rive du fleuve, d’anciens bâtiments plus ou moins décrépis datent de l’époque du commerce de la gomme arabique et autres denrées. A Podor un petit musée resté en l’état nous ramène 50 ans en arrière. Le Bou-el-Mogdad date 1950. Il reliait St Louis à Podor avec sa cargaison de marchandises et quelques riches commerçants. Il a été rénové et fait maintenant office de mini paquebot touristique, naviguant toujours entre St Louis et Podor en 4 jours, au charme couleur sépia.








Nous quittons le nord par la piste Est le long du lac Guiers. Mais un problème d’ordre domestique à notre domicile nous oblige à nous détourner vers Zebrabar un camp sur la côte où nous aurons les moyens de stationner plusieurs jours pour le régler.

Après 3 jours en standby, nous poursuivons vers le village de Bikole plus au sud…
Bonjour les jeunes, merci pour cette visite du Djouj où je ne suis malheureusement pas allée. Avez-vous vu un petit oiseau jaune et noir, le gendarme ? Leurs nids est allongé. J’aimais beaucoup cet oiseau et les charognards. J’avais su par Virginie qu’il y avait souci à la maison. Pas trop grave j’espère. Bonne continuation.
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De belles photos d’animaux, on espère que vous n’avez pas trop chaud et on vous souhaite une bonne continuation.
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Bonjour, qui es-tu ? Le message est anonyme.
Nous n’avons pas vu cet oiseau.
Cordialement
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bonjour, les photos sont magnifiques, le pays s’est appauvri par manque de touristes c’est bien triste
bonne continuation,
amitiés
julia
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Bonjour les amis
Très beau chapitre de votre blog.
Vous avez dû vraiment vous régaler au Djouj.
Cela va sans aucun doute etre l’opportunité d’un beau montage 😉
Profitez bien de la suite de votre voyage même si la situation locale n’est pas toujours la plus favorable
Bises
Jean-Marc
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bonjour les baroudeurs
Nous sommes admiratifs de votre voyage,des photos et des commentaires.
Nous saisissons la réalité du pays. Quelle sera votre prochaine destination ?
Continuez à nous enchanter et bonne route.
Bien amicalement Agnès et Alain
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Bonjour les baroudeurs,
Vous avez du vous éclater au milieu de ces oiseaux et de ces animaux.
La situation instable de certains pays pénalise la population qui vit du tourisme et par contre coup elle pénalise les touristes.
Nous vous souhaitons une bonne continuation de votre voyage.
Bises à vous deux.
Annie et Bernard.
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