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05- MAROC 2022. Le Haut Atlas et les sables du sud.

Nous prenons la route plein sud au plus rapide pour tenter de rattraper le temps perdu.

La traversée du Moyen Atlas au sud de Azrou par la RN13 est somptueuse, la Forêt de Cèdres puis un enchainement de plateaux et de vallées, sont superbes.

Cirque de Jaffar

Notre première étape est le cirque de Jaffar par la route empierrée RP7318: un beau complexe de vallées convergentes peuplées de troupeaux de moutons. (guide Gandini 1 itinéraire J6) 


Puis, nous poursuivons par l’itinéraire du guide Gandini 1, Z4, dans la vallée du ZIZ. Cette ancienne piste est maintenant entièrement revêtue. Comme il n’y a pas de camping alentour nous demandons à l’auberge Palacio par téléphone si nous pouvons être accueillis sur son parking. Pas de problème… si nous pouvons passer le couloir de 2.20 m entre 2 maisons suivi du raidillon à 20% en graviers qui mènent à l’auberge !

Mais de là, quel paysage ! Vue sur le très beau village Berbère Zaouiat Sidi hamza (32° 26.796 N , -04° 43.459 W). Ce village est tellement reculé et pauvre que nous n’aurions pas oser assister au zouk hebdomadaire ni visiter le Ksar, sans l’aide d’un guide local proposé par l’auberge. Le décalage de culture est trop important et ces Berbères très pauvres n’apprécient guère notre présence, sauf quelques femmes très chaleureuses.

Ces femmes Berbères ont insisté pour se faire prendre en photo.
Le Ksar de Zaouiat Sidi hamza présente la particularité d’avoir des rues couvertes.

Dans ces villages sur les rives de l’oued, chaque famille a sa parcelle de terre irriguée, très fertile. Le travail s’y fait encore couramment à la traction animale.

Route vers Merzouga, par la palmeraie que se niche dans les gorges de l’oued Ziz et le village de Aoufous (RN17), grâce à une petite route parallèle qui permet de circuler à l’intérieur de la palmeraie.


Rissani une petite ville vivante, typique du sud entouré par les nombreux ksars que nous découvrons par la petite route touristique (RP7107).


Sur les conseils de Philippe, un Français qui tient un camping à M’Hamid (esprit désert), nous contactons Hrmad pour nous guider à travers le désert entre Merzouga et Zagora. Nous préférons ne pas nous aventurer seuls avec notre gros véhicule sur des pistes dont nous ne connaissons pas l’état. Hrmad nous confirme que nous n’aurions pas pu faire la traversée de l’oued Gheris en fesh-fesh sur plusieurs kilomètres. Vrai ou faux nous ne le saurons pas.

Vue du bivouac sur l’erg Chebbi (dunes de Merzouga)

Bivouac d’un soir


Nous débutons le circuit par le tour de l’erg Chebbi avec bivouac et vue sur les dunes, puis après le contournement de Rissani par la route nous faisons une grande boucle par la piste vers le sud, avec un nouveau bivouac en plein désert. 200 km de pierrailles, de tôle ondulée et de quelques passages sableux franchis sans avoir à sortir la pelle.

Nouveau bivouac

Nous aurons plusieurs fois des visiteurs qui semblent venir de nul part. Hrmad les éconduira fermement.




Dromadaires d’élevage qui semblent totalement libre de leurs déplacements

Ils se rendent au puits quand le besoin s’en fait sentir.
Marabout et cimetière
Les pistes circulent dans les vallées encadrées de djebels.

VIDEO d’ambiance

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A suivre…

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04-Maroc 2022. Réparation

VIDEO

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Visite de la médina de Rabat avant le retour en France

Nouveau test lundi matin après une charge complète de la batterie. Confirmation le chargeur 12V VOTRONIC est HS!

Nous en commandons un le jour même.

Les tests semblent indiquer que la batterie aurait perdu 50% de sa puissance. La technique lithium est récente, et les retours sur la durée de vie en situation ne sont pas encore très fiable. Le technicien ne s’engage pas. La notice de la batterie SUPER B donne 5 à 10 ans de durée de vie, la fourchette est large !  Son état de santé réel sera à vérifier à notre retour. 

En attendant, balade à Biarritz, et dans les environs, visite de l’Hermione qui est en carénage à Bayonne. Les espoirs sont grands mais le cœur n’y est pas.

Le chargeur arrive le jeudi après-midi, je le monte tout de suite et bonne pioche, la charge se fait.

Nous reprenons la route du Maroc vendredi matin, l’esprit plus libre mais sans certitude sur la cause réelle de cette panne.

Plage de Biarritz, les surfeurs sont nombreux mais les grosses vagues ne sont pas au rendez-vous. Au loin le Pays Basque

Bien arrivé à Algéciras, tous voyants au vert ! nous traversons demain matin pour reprendre le voyage là où nous l’avons laissé : sur la route du Haut Atlas.

Un grand merci à tous, amis et famille, pour vos messages de soutien. Une mention spéciale à Francine et Lyonnel pour leur accueil chaleureux et leur assistance technique. Ils nous ont remonté le moral et aussi la charge de la batterie.  

A suivre.

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03 – MAROC 2022. Le Moyen Atlas et les singes Magot

Avant de rejoindre le Moyen Atlas nous faisons une étape à Bahil au sud de Fes (33° 51.134 N, 04° 52.211 W) un village troglodyte haut en couleur dont la spécialité est le façonnage des boutons aux fils, Alexandrine se montre très curieuse de cette technique

Bahil

Le Moyen Atlas est connu pour sa forêt de cèdres majestueux. Elle s’étend sur le relief et les hauts plateaux entre 1500 et 1700 m d’altitude.

Forêt de cèdres

La sécheresse qui perdure depuis 3 ans sans aucune pluie depuis plus d’un an bouleverse le paysage. Tous les lacs qui d’ordinaire sont en eaux, sont là complètement à sec. Les sols sont à nu, les herbages semblent ne plus pouvoir nourrir les animaux, le spectacle est désolant. Le corolaire est que insectes et avifaune sont complètement absents de ces lacs qui devraient accueillir de nombreuses espèces d’oiseaux.

Le lac Afournir, dans le parc naturel d’Ifrane est à sec, il en est de même pour le lac Dayet Aaoua.
La campagne est sèche.

La forêt de cèdres du Moyen-Atlas est peuplée des singes Magot. Un petit singe très sociable ce qui lui vaut d’être exploitée sans retenue par les vendeurs de pommes et de cacahuètes, sur les parkings, à l’intention des touristes pour faire LE selfie du voyage. Toujours ce fameux selfie qui transforme le touriste en collectionneur de sa propre tronche sur les lieux les plus spectaculaires du monde !!!

Cette action est d’autant plus préjudiciable que cette une espèce est en danger et que les cacahuètes ne font pas partie de leur régime.

Plus au cœur de la forêt des cèdres, Nous avons pu observer des bandes de singes sauvages dans leur vie quotidienne. Les interactions entre les individus, l’épouillage, les jeux des jeunes, l’alimentation… autant de scènes émouvantes.

Les problèmes techniques survenus les 2ème et 3ème jour du voyage commencent à nous poser problèmes. La panne de charge de la batterie auxiliaire réduit fortement notre autonomie électrique. Le voyant qui indique un défaut de l’ABS, s’affichant de manière aléatoire, rend le passage en 4×4 impossible et impacte la sécurité. Dans le sud le 4×4 sera indispensable et nous craignons à chaque instant l’immobilisation du véhicule. De ce fait nous tournons en rond entre Meknes et Rabat en attendant l’ouverture d’un garage Mercedes à Rabat après le jour ferier du lundi 10.

 Le seul camping à proximité de Meknes est à une quinzaine de kilomètre, vers Moulay Idris le «camp Zerhoun bellevue» (34° 00.877 N, 05° 33,697W)

Heureusement que l’amabilité et l’hospitalité des Marocains nous met du baume au cœur. Spontanément ils nous souhaitent la bienvenue, nous aborde dans la rue, chef d’entreprise, professeur ou simple passant qui entament la conversation simplement pour le plaisir, sans arrière-pensées mercantiles. Même les commerçants ne sont pas trop pressants avec un mot aimable. « Soyez les bienvenue »

Artisan menuisier

Medina de Meknes

En cette basse saison de nombreux campings sont fermés ou bien n’ont pas résisté à la fermeture due au covid. La plupart des campings indiqués sur OSMAND n’existent plus depuis des années.

Mardi 11 à 9h nous sommes pris en charge par le technicien de Mercedes. Il diagnostique en 10 mn un défaut sur le capteur de la roue ARG. Par chance la pièce est disponible à Casablanca. Elle livrée et montée le mercredi après-midi. Nous reprenons la route sereinement mais le défaut de charge de batterie s’aggrave. Retour au camping le soir au bord de la panne noire, comme notre humeur. Nous sommes obligés de nous brancher au secteur. Notre progression vers le sud n’est pas envisageable, le bivouac sans électricité n’est pas possible, les campings sont rares et le branchement incertain. Nous prenons la douloureuse la décision, après avoir tout tenté, de retourner en France pour se faire dépanner, en espérant de revenir, si c’est possible.

Départ de Rabat jeudi milieu de journée, traversée à Ceuta en soirée, arrivée chez Francine et Lyonel Bouet de CCRSM vendredi soir à Anglet après 1500 km en 1 jour et demi.

Lyonel a fait des recherches de dépanneurs spécialisés et a obtenu un RDV samedi matin !

Les origines potentielles de la panne sont multiples, l’alternateur est mis hors de cause, le chargeur est bien alimenté mais ne délivre pas de courant, la batterie lithium est bel et bien à plat. Nous devons effectuer une recharge maximum à 14.5V durant le week-end et nouveaux tests lundi matin. Les soupçons pèsent de plus en plus vers une défaillance du chargeur 12v.

A suivre

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02- Maroc. Nous arrivons sur le continent Africain.

Après un petit problème de carrosserie qui nous a immobilisé 2 jours en France, traversée de l’Espagne en un éclair par les autoroutes gratuites, 90% des 1200 km entre Ortez et Algéciras. Traversée du détroit de Gibraltar en moins de temps qu’il faut pour le dire. La douane Espagnole, une formalité. La douane Marocaine en 1.5 h d’attente mais contrôle rapide et bienveillant par les douaniers curieux de visiter le mobilcub. La seule question posée : Avez-vous un drone ? je n’ai pas eu à mentir car je l’ai laissé à la maison.

Nous avons la confirmation que l’importation temporaire du véhicule de 6 mois, est remise à zéro au changement d’année civile et suspendu le temps de la sortie du territoire.

Notre première étape à Chefchaouen, la ville bleue suspendue, que nous avions déjà visité sous la pluie en 2018, maintenant au soleil.

Puis Moulay Idris, une autre ville suspendue, verte celle-ci, la couleur de l’Islam, car c’est une ville sainte et un lieu de pèlerinage. Après avoir arpenté les rues escarpées, nous dégustons notre premier tagine.

Direction sud, A suivre